mardi 28 avril 2020

La révélation Humaine et Sociale des Marocains au temps du Corona

Avec la pandémie Covid-19, nous traversons une phase morose et épineuse, avec toutes les afflictions et les douleurs qui en résultent. Or, dans une telle atmosphère angoissante du corona, nous devons être optimistes en regardant la partie pleine du Verre :   le Covid-19 ne nous a-t-il pas dévoilé de précieuses révélations sur le plan social, et humain ? Certaines ont été déjà connues et se sont amplifiées, tandis que d’autres ne furent-elles pas de véritables dévoilements?

Ce séjour indésirable du covid 19 est en train de nous procurer des leçons sur le capital humain que recèle notre chère Patrie ; tous les Marocains de Tanger à Lagouira se sont montrés des héros dans la gestion au jour le jour si non minute-minute et seconde-seconde dans la gouvernance du corona.

Avec cet anathème, nous avons appris, chacun de nous, que l’Homme-Maroc-Citoyen instruit ou non instruit est un facteur déterminant dans la réussite de la bataille contre cette pandémie où les ressources sont d’abord et avant tout humaines.

Depuis peu, nous avons pu reconnaître, que les coûts cachés de l’ignorance et l’inconscience sont plus élevés que l’on croyait ; jadis, on estimait que les effets ravageurs de l’ignorance, de la maladresse et l’analphabétisme peuvent aller jusqu’à la délinquance, en passant par l’oisiveté et la pauvreté. Maintenant, ne voyons- nous pas littéralement que cela est aux antipodes dans notre patrie ?
Nous avons pu prendre acte que majestueusement c’est le Capital Humain du Maroc qui s’est réellement mobilisé, soit par des initiatives individuelles ou collectives pour empêcher le pire, en l’occurrence, les médecins, les infirmiers, les enseignants, les gardiens de paix et les services du nettoiement, désinfection et collecte des ordures à travers des agents de propreté ( Hommes et Femmes) en premières lignes droit devant le virus Covid-19 avec un important arsenal déployé pour désinfecter les agglomérations, pour nettoyer les rues et stériliser les espaces publics et ce dans un élan de solidarité et un devoir de citoyenneté.

En sus, cette contagion ne nous a pas attesté que tous les secteurs sont interreliés ? Santé, sécurité, économie, éducation, médias, n’interférerent-ils pas ensemble, pour induire que la transversalité devient la règle et que seul l’Homme Marocain constitue le point de relai entre les différetns champs d’action ?

Dès lors, nous en concluons que, les actions de l’Etat doivent être interdisciplinaires plutôt que de bâtir des plans économiques et chercher, subséquemment, des convergences sectorielles. Le professionnalisme par laquelle est entrain d’être bataillé ce virus au Maroc est due en grande partie à l’approche intégrée et multidisciplinaire d’un problème à caractère sanitaire. Ces efforts auraient pu être beaucoup plus consolidés par une infrastructure de R&D, hélas, quasi inexistante au Maroc. La recherche scientifique (pas seulement médicale) n’est-elle pas une maillon transversal incontournable qui cimente l’ensemble des activités économiques et sociales dans les pays émergents ou développés? 

Aussi, nous remarquons avec satisfaction et gaieté que les médias traditionnels Marocains sont entrain de récupérer leur influence : Pour gagner son combat du 4éme pouvoir contre le Covid 19, l’Etat Marocain ont eu recours aux chaines officielles, en l’occurrence, boquets de la RTM et 2M, longtemps désertées à la faveur des réseaux sociaux, à cause d’une Overdose du contenu vicinal et rebattu. Toutefois, nous avons remarqué que les Marocains ont regagné les chaines TV Marocaines une fois le contenu s’est hissé, intéressés par les bulletins d’information, les capsules vidéo explicatives, informatives, constructives.

Ainsi les chaînes traditionnelles sont capables de redorer leur blason en bâtissant un Maroc fort et émergent que nous escomptons ; les chaines classiques sont capables de reconquérir l’auditoire Marocain à condition de télédiffuser plus de contenu intéressant et constructif dans leurs programmes.

En sus, acculé aux contraintes de la crise , le Maroc est en train de réaliser un grand tremplin vers l’économie digitale où le Capital Humain Marocain a pu développer un savoir-faire qui sera certainement capitalisé au profit de notre chère Patrie ?

A titre illustratif, parmi, les compétence acquises grâce à la pandémie du Covid-19 est l’acheminement sensationnel vers la maitrise et l’utilisation des nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC). Ainsi, le secteur public à travers les administrations, le secteur privé via les entreprises, les étudiants , etc. sont dorénavant taillés à utiliser les outils de la NTIC, stimulant conséquemment la transition numérique du Royaume. Partant, le E-learning, E-gouvernement, E-commerce, Remote Work, ………etc. ne sont-ils pas présentement une réalité alors qu’ils étaient des chantiers d’avenir?
Les illustrations sont alléchantes et prometteuses augurant d’un Maroc post-crise complétement différent. A titre d’exemple, sous l’étau du confinement, les enseignants sont capables désormais d’enseigner des cours à distance sur des plateformes en utilisant des logiciels adéquats, où les étudiants assimilent les connaissances sur le net et les différents portails académiques.

La Caisse Nationae de Sécurité Sociale CNSS dématérialise toutes les démarches d’indemnisation, les administrations sous la contrainte du confinement délivrent à distance des documents officiels numériques et tiennent des réunions à travers des téléconférences .

La pandémie du covid 19 a été un grand dévoilement aux responsables au niveau de l’administration centrale et régionale, rigoureux, plus expérimentés dans le travail en réseau, le travail en situation de tension, la gestion des priorités, la prise de décision, le discernement, la réactivité, la communication et autant de précieuses qualités qui passaient inaperçues en temps ordinaire.

Que ce soit dans le secteur public ou privé, les médecins, les infirmiers, les enseignants, les gardiens de paix et les services du nettoiement, à travers des agents de propreté Femmes et Hommes (veillant, craintif, responsable et social……) ont montré leurs meilleurs talents et compétences avec professionnalisme et dévouement et par conséquent le meilleur visage du Maroc :

D'ores et déjà, les Marocains accepteront plus commodément les changements majeurs, autant de prérequis péremptoires au Maroc de demain et qui est en train de démontrer assurément que nous sommes confinés mais engagés! Parce que la distanciation sociale nous rapproche de l’essentiel, Parce que les plus belles créations et ingéniosités se révèlent en tant de crise, Et parce que la solidarité et l’altruisme prennent encore plus de sens et de couleurs en ces temps.

mardi 21 avril 2020

Quelle Stratégie de Gouvernance Nationale de lutte contre le Covid-19 au Maroc ? Quelles sont les grandes priorités ?

D’emblée et en guise de prologue, la crise du Covid-19 ne constitue-t-elle pas le plus important challenge que les politiques publiques ont eu à "manager" depuis l’indépendance dans notre patrie ? Historiquement et rétrospectivement, aucune crise économique, politique ou sanitaire n’a eu les corollaires dirimants et ravageurs que nous sommes en train de traverser aujourd’hui.

Le défi posé par cette pandémie du Corona est d’autant plus d’actualité que le Maroc vit une phase difficile et complexe : Si le Maroc a connu d’importantes avancées sur la voie de la mise en place d’une nouvelle expérience démocratique connue sous l’Exception Marocaine et réussissant le Printemps Arabe, les transitions économiques et sociales achoppent devant de grandes embarras et notre pays peine à définir un nouveau modèle de développement économique et à mettre en place un nouveau contrat social. Ces difficultés sont venues grever sur les effets déprédateurs de cette pandémie du Covid-19.

Les répliques des institutions officielles n’ont pas tardé à se mettre en place : Sans balbutiement, les stratégies et la réactivité des autorités de l’exécutif Marocain n’a pas tardé à rétorquer en embrassant les dimensions économiques, sociales et sanitaires de la crise.

De notre point de vue, ces réponses doivent continuer à s’inscrire dans une stratégie globale en cherchant à extirper la pandémie et prémunir les citoyens Marocains et les acteurs économiques. A cet égard, au moins, trois priorités nous semblent incontournables :
1- La première des urgences dans la lutte contre le Covid-19 concerne l’arrêt de la transmission du virus. La réponse et la réactivité de notre pays a été rapide indépendamment de l’évolution de la pandémie et des expériences des autres pays (chose qu’il faut saluer). C’est ainsi qu’on est passé d’une stratégie de confinement limité à l’état d’urgence sanitaire décrété le 20 Mars jusqu’au lundi 20 avril 2020 et qui vient d’être prororgé d’un Mois, soit jusqu’au 20 Mai 2020 suite au conseil du Gouvernement du 18 Avril 2020.
Or, les autorités publiques éprouvent encore de grandes difficultés à faire respecter le confinement (plus de 25.000 arrestations pour non-respect des mesures de l'état d'urgence sanitaire selon la DGSN et la présidence du Minstère Public) pour plusieurs raisons qui ne sont pas toutes liées à un manque de conscience de la part des citoyens. Il faut aussi mentionner toute cette population exclue du modèle de développement, qui vit au jour le jour et qui ne peut survivre à un confinement aussi strict.

Ces mesures sont incontournables au vu de la progression de la pandémie et des mutations inquiétantes du virus dans le monde et qui rendent sa maîtrise encore plus difficile.
Ces mesures ont été rapidement renforcées par une mesure importante à savoir le port des masques à partir du 7 Avril 2020. A cet égard, Pour garantir ces masques en quantités suffisantes et dans le cadre de la mise en œuvre des instructions Royales, les autorités ont mobilisé un ensemble d'industriels nationaux pour les produire, de même que leur prix de vente a été fixé à 80 centimes l'unité et ce, avec le soutien du Fonds spécial Covid-19.


Tous nos efforts doivent converger vers la réalisation de ces deux objectifs majeurs pour favoriser une maîtrise rapide de la progression du virus. Sur ce registre, les mesures proactives sous hautes instructions Royales ont permis d’éviter le pire et de mettre la pandémie sous contôle au Maroc avait déclaré le Ministre de la Santé dimanche 19 Avril 2020. Ce sont ces mesures qui doivent être renforcées et valorisées ; elles sont des conditions sine qua non pour envisager un début de déconfinement.

2- La seconde priorité, c’est soutenir : Dans cette conjoncture mélancolique, l’Etat Keynésien est revenu sur le marbre de l’actualité, l’Etat qui est l’expression de la volonté du vivre en commun doit déployer des efforts laborieux dans la protection et la sécurité des citoyens et des acteurs économiques. A ce titre, toute une batterie de mesures ont été prises par le Gouvernement Marocain. Banque Al-Maghreb n’est pas en reste ; elle a également mis en place des mesures éminentes et "philanthropiques" qui couvrent les acteurs économiques en épaulant les entreprises à faire face à une caverneuse crise de liquidité et ce en différant moult échéances fiscales ou sociales.

Notre chère Patrie a été intelligente en manipulant le levier monétaire ; les mesures budgétaires ont besoin d’un temps de conception ; une réponse par le budget exige un mécanisme de validation, un vote au parlement… L’éxecutif a donc commencé par la politique monétaire, car elle reste plus flexible dans les situations d’urgence. Elle concerne également un rapport direct entre banques et entreprises en traitant un problème réel et urgent : celui de la trésorerie.
Aussi, Bank Al Maghreb a pris un certain nombre d’initiatives en abaissant son taux directeur et en ouvrant la possibilité à un refinancement beaucoup plus large. Toutefois, il faut désormais inciter les banques à transmettre ces orientations à la sphère de l’économie réelle. Il faut de la veille et de la surveillance. En situation de crise, la banque centrale doit être beaucoup plus vigilante que par le passé.

Ces mesures altruistes ont également comporté les ménages avec des aides sociales pour les couches les plus défavorisées et les plus touchées Ramedistes et non Ramedistes où c’est la première fois qu’on utilise le transfert monétaire en tant que revenu d’assistance.

Toutefois, il est important de souligner deux points essentiels :


- La base de données, créée pour donner corps au RAMED souffre certes d’un certain nombre d’insuffisances, de déperditions, des fuites qui se matérialisent par effets secondaires négatifs : Des personnes qui bénéficient de transferts sans les mériter, et d’autres qui les méritent mais qui n’en bénéficient pas qui se comprend et se justifie par le choc de l’urgence où il a fallait très vite. Ce biais, les autorités en ont pris conscience et c’est pour cela qu’un autre soutien à l’adresse des non Ramedistes a été mise en place en attendant la mise en place du Registre social unique, qui est dans l’agenda politique.

Si ces mesures étaient nécessaires et importantes, elles ont été marquées par l’urgence et l’approche de court terme ne doit prédominer ( certes, le choc et l’urgence de cette question nous imposaient de réagir pour aller très vite dans la solidarité). Or aujourd’hui, il est clair que ce virus continuera à affliger notre Patrie pour des mois. Il est important de réfléchir sur les moyens de transformer ces formes de protection et d’aides pour les acteurs économiques et les citoyens et les rendre plus durables.

- La troisième priorité, c’est de relancer : Le Souverain Marocain et la patrie sont persuadés que nous parviendrons à maîtriser cette pandémie. De ce fait, Il faudra avoir une vision de moyen et long terme dès maintenant en commençant à prévoir et planifier l’après avec le Must de renouveler nos modes de vie et notre contrat social.

A ce titre, nous devons entamer notre réflexion dès aujourd’hui sur trois questions essentielles :

- La première concerne le regain impérieux de l’apostrophe sociale et la nécessité de redéfinir nos priorités sociales et sociétales. Sous cette optique, une nouvelle vision des secteurs de la santé, de l’éducation et des mécanismes de solidarité sociale doit être au cœur de nos urgences. Cette priorité doit commencer sur la base des besoins mis en évidence par la pandémie.

- La seconde question prioritaire concerne le modèle de développement économique et nos choix stratégiques, notamment dans le domaine industriel. Cette crise a remis à l’ordre du jour la notion de souveraineté et la nécessité de développer et de maîtriser un grand nombre de secteurs stratégiques dont l’industrie pharmaceutique. Il est important aujourd’hui de réfléchir sur les priorités de notre développement et les secteurs stratégiques que nous devons développer.

- La troisième question concerne les nouvelles technologies et la numérisation de nos procédures. En dépit des affirmations officielles et des efforts de certaines startups, nous continuons à enregistrer un retard dans le domaine des nouvelles technologies et de la numérisation.

En effet, la distribution des aides sociales au cours de cette pandémie et les queues aiguisés par les mesures barrières pour les paiements ont montré ce retard. Il est temps aujourd’hui d’élaborer une véritable stratégie pour rattraper le temps perdu et entrer véritablement dans le monde 4.0.

Endiguer, protéger, soutenir et relancer doivent être les grandes priorités et les grandes urgences d’une stratégie de gouvernance nationale de lutte contre le Covid-19. Avec les orientations Royales et la solidarité crops et âme entre les Marcoains, nous gagnerons cette bataille.

jeudi 9 avril 2020

Le Maroc au temps de Corona, un Maroc nouveau se façonne

Un anathème sanitaire a sapé l’humanité avec une telle célérité qu’elle semble avoir médusé tous les dirigeants de la planète. Nous perdons nos illusions : Ce qui semblait être le monde dominant et commandant la nature avec les rushs et les ruées des révolutions cognitives, biotechnologiques, de la microbiologie et de la biologie moléculaire a sombré subitement d’un coup. Ces édifices architecturés sur les dogmes du libéralisme, de la mondialisation, de la royauté du marché, de la main invisible et l’Etat gendarme voire même voyeuriste a laissé libre cours à une métempsycose pure et dure du Keynésianisme, voire même d’un nouveau socialisme de réconciliation sociale.

Ainsi, la leçon est patente, le postulat est clair : le marché que chantait en chorale les courants d’obédience ultralibérale à lui seul, ne peut être à lui seul le régulateur de l’économie pour régenter les crises partout dans le monde.

Il a fallu que la razzia d’une pandémie planétaire (Covid 19) affecte l’humanité pour que nous nous rendions compte que moult choses auraient pu être faites et depuis longtemps afin que le Maroc soit différent, sinon meilleur : Crise d’analphabétisme, de pauvreté, de déficit de santé, de citoyenneté …

A quelque chose malheur est bon : Avec cette pandémie, près de 31 Milliards de Dhs ont été recueillis en quelques jours pour servir à équiper des hôpitaux, à réapprovisionner et ravitailler les besoins des familles les plus démunies, à approvisionner des stocks de médicaments pour étancher nos déficits sociaux. Cette mobilisation sociale sans précédent n’aurait-elle été pas faite naguère ?
Depuis avant-hier Mardi 7 Avril 2020, les familles et les personnes touchées par la crise ayant perdu leurs emplois et déclarés dans le système de la sécurité sociale, ainsi que les personnes disposant du RAMED ont commencé à percevoir leurs pensions issues du fonds spécial dédié à la gestion de la pandémie de coronavirus crée le 15 Mars 2020 sous les auspices du Souverain Marocain.

Aussi, toutes les personnes faisant partie de la trame de l’économie informelle ne disposant pas de RAMED percevront dans les jours prochains des indemnités sociales en fonction du nombre de personnes à charge dans chaque famille.

Ainsi, le Maroc s’est montré, sur l’arène internationale, capable de mettre en place un dispositif de revenu universel qui permettrait à tous ses citoyens de se sentir prémunis, insérés et intégrés dans la société Marocaine.

Nous ne sommes pas en train d’écrire une autre page de l’histoire pour les générations nouvelles et futures ? Nous y inscrivons la manière dont nous traversons ce moment scénique de notre époque ou d’une nouvelle ère qui s’invente chaque jour, chaque heure. Nous avons ainsi l’opportunité de leur démontrer et attester que nous faisons preuve de solidarité, de tolérance, de compassion et d’entraide les uns envers les autres.
Cette cohésion à la Marocaine ne suscite-t-elle pas le lyrisme non seulement par la vivacité de sa mise en action, mais surtout par l’implication de toutes les franges de la société ? Une prouesse sociale d’envergure qui en dit long sur le degré d’adhésion pour obstruer la prolifération de la pandémie Covid-19.

Cette adhérence authentifie que nous faisons Nation. Nous serons une pléiade Marocaine irréductible tant que la solidarité prédominera. Nous gageons que nous devrons garder cet état d’âme quelle que soit la durée de la pandémie Covid-19 et même une fois la tempête du Corona est passée.

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