jeudi 25 juillet 2019

Ouff !! Enfin, le Nœud Gordien de la langue d’éducation et d’enseignement au Maroc est tranché


Après une longue inertie, enfin, le projet de loi-cadre N° 51.17 relatif au système de l'éducation, de l'enseignement, de la formation et de la recherche scientifique vient d’accomplir un pas charnière sur l’itinéraire législatif après son adoption ce mardi dernier 23 Juillet, par la Commission de l'Enseignement, de la Culture et de la Communication à la chambre des représentants. 

Pour une fois, au sein de la première chambre, les partis politiques ont évité le dérapage malheureux d’autrefois dans des polémiques arides (qui ont effondré notre système éducatif) en aboutissant, il faut le dire, à des résultats probants en adoptant à la majorité, par la Chambre des représentants avec l’aval de 241 parlementaires, un rejet de 4 députés et 21 abstenus. 

De ce fait, le débat autour de la langue d’enseignement avec des arrières pensées sournoises et passéistes autour de l’école a franchi le Rubicon sur l’arabisation de l’enseignement qui a reproduit un système éducatif actuel dont tout le monde récrimine le caractère clairsemé et sciène. 

Nous pensons, d’emblée, que cette décision est sage et raisonnée, car à l’heure de la globalisation et du développement sans précédent de l’économie cognitive, l’ouverture sur les langues étrangères est plus que jamais une condition sine qua non pour tirer profit des acquis de l’essor économique et technologique, car Il ne faut pas voir dans la langue un simple outil de lexique, mais surtout une fort levier de transmissibilité de connaissances, de science et de culture. 

Et le fait d’enseigner les matières scientifiques en langues étrangères n’affecte en aucune manière notre identité Marocaine, arabe et musulmane comme le prétendent certains gourous des partis politiques dans des considérations populistes. 

Apprendre et enseigner en langue étrangère est un moyen de préparer l’élève Marocain à poursuivre ses études supérieures, que ce soit au Maroc ou à l’étranger, avec succès et l’arrimer au rythme de la mondialisation. 

Disons nos quartes vérités en face et avouons-le : Ça fait plus de 40 chandelles que le Maroc a adopté la langue Arabe dans l’enseignement des matières scientifiques depuis le primaire jusqu’au baccalauréat. Un état de fait qui a sécrété une dualité linguistique entre l’enseignement secondaire et supérieur où ces matières sont dispensées en français. Le résultat était plus que lamentable : En vertu des enquêtes du Ministère de l’éducation nationale, seulement 1 étudiant sur dix parvient à décrocher la licence en 3 ans et plus que 30% des bacheliers scientifiques préfèrent s’inscrire dans des filières de sciences humaines et sociales en arabe pour éluder la question des langues. 

Un bachelier arabisé vit une véritable affliction : S’il choisit une filière scientifique, il devra faire face à un changement de langue et se trouve rencogné entre des prérequis arabisés et un nouveau savoir dispensé en français ; une situation qui impactera son insertion, son rendement et ses chances de réussite ce qui explique le taux atterrant de déperdition où 25% des étudiants quitte l’université sans avoir passé l’examen du 1er semestre selon les chiffres officielles du Ministère de l’Education Nationale. 

Rétrospectivement pendant des décennies, avant l’arabisation de l’enseignement il y a plus de 40 ans, notre système éducatif a bien fonctionné selon une séquence vertueuse et ce en privilégiant la langue française avec des résultats concluants. 

Faisant une lecture de l’histoire mondiale, tous les pays qui se sont développés procédèrent à une dose plus ou moins d’injection et d’ouverture sur les langues étrangères. Tel est l’enjeu de l’utilisation des langues étrangères. Saluons cette décision qui vient d’être franchie ce Mardi dernier à la chambre des représentants qui n’aura que bonnes retombées sur l’avenir de notre école et sa place dans le projet sociétal qui convient à notre pays à l’heure actuelle et future. 

L’ambition aurait due être poussée plus loin en adoptant la langue anglaise comme langue de recherche et d’apprentissages, car je pense qu’à l’heure actuelle, la langue anglaise est devenue la langue de sciences par excellence et assimiler cette langue par les élèves Marocains leur permettra d’exceller grâce à des rapports, des thèses, des ouvrages, des sites qui sont dans la plupart rédigés en anglais. 

La langue anglaise est largement pratiquée dans les sphères scientifique, technologique et économique, c’est la langue de la finance internationale, du commerce international et du tourisme. 

Dans le monde de la digitalisation économique et de l’intelligence artificielle, 80 % des données existantes sont en langue anglaise, ainsi que le sont une grande majorité des publications scientifiques (95 %). De ce fait, en assimilant l’anglais, l’élève et l’étudiant Marocain peuvent avoir accès à un nombre illimité de ressources économiques, techniques et scientifiques. 

Aussi, la langue de Shakespeare est l’une des compétences les plus demandées sur le marché du travail ; elle est la plus sollicitée par les employeurs, les promoteurs et les investisseurs. A ce titre, elle permet d’accéder à des postes à plus haute responsabilité, de développer sa carrière et son entreprise. C’est la langue des affaires internationales comme ca a été le cas pour la langue Arabe lors 

De l’ère du rayonnement de l’empire arabo-musulman au 7éme et 8éme siècle. La langue du Saint CORAN et du paradis était la langue des sciences par excellence et de ce fait les occidentaux savaient pertinemment l’enjeu de l’apprentissage de la langue arabe pour accéder aux travaux scientifiques de Jabir ibn Hayyan, Al-Khwârizmî, Avicenne, Rhazès, Al-Battani, Ibn al-Haytham, Al-Fârâbî….etc. N’est-il pas le cas pour la langue anglais aujourd’hui. 

Même les Français intègrent de plus en plus la langue anglaise comme langue d’apprentissage pour ne pas rater le bateau de l’économie mondialisée pour reprendre Robert Reich. Même la Chine, qui est entrain devenir la première puissance économique mondiale intégra la langue anglaise dans toutes ses universités et dans les manuels d’étude. Nous réitérons notre révérence à cette décision intentionnelle et réfléchie qui anticipe les contraintes économiques et technologiques du futur pour préparer les élèves Marocains à la donne économique internationale en leur imprégnant les méthodologies didactiques, pédagogiques et scientifiques pour exceller sur notre patrie et sur d’autres cieux ; cette mesure d’enseigner les matières scientifiques en langue de Molière n’affecte en rien notre identité Marocaine, arabe et musulmane. Attention aux gourous des partis politiques de replonger dans considérations populistes !!! 



lundi 22 juillet 2019

Immigration et la politique de l’autruche de l'Union Européenne envers l'Afrique


Et voilà encore l’anathème du siècle, le terrorisme international en l’occurrence s’abreuve de plus en plus en Afrique, Pour pièce à conviction, dernièrement, le Mali, le Burkina Faso et le Nigeria ont été le point de mire d’offensives criminelles et misanthropes. 

Le terrain demeure miné et fertile au terrorisme puisque les Etats Africains sont ébranlables et vulnérables, car nécrosés par le chômage, l’économie rentière, la mauvaise gouvernance, la corruption, le "remue-ménage" des systèmes économiques où les matières premières sont extorquées et confisquées par un petit cercle proche du sérail et du pouvoir politique et économique qui ont ratiboisé les institutions Africaines. 

Selon plusieurs études économiques de la Banque mondiale, du FMI et d’autres organisations internationales, l’Afrique c’est le plus grand gisement de la croissance économique, l’Afrique est le continent de l’avenir, disposant de fortes marges de croissance durable. C’est le continent qui dispose d’une richesse d’atouts multidimensionnels qu’il convient d’exploiter au bénéfice du développement humain durable. Des pays à l’instar du Rwanda, de l’Ethiopie ou du Ghana ont réalisé des prouesses économiques qui se confirment de plus en plus dans le temps en augurant une véritable émergence économique sur l’échiquier mondial.

Nous pensons que l’Europe et l’Afrique sont "boulonnées" par un destin commun et de facto, l’Europe ne peut pas rester indifférente en démissionnant de la destinée de l’Afrique et ce en se cantonnant aux orientations mercantiles et paternalistes tout en poursuivant son soutien à des régimes vermoulus au nom de la "Real politik". 

C’est un secret de polichinelle que les deux épées de Damoclès les plus effarantes qui pèsent sur l’Europe sont l’immigration et le terrorisme : 

- D’une part, l’immigration, sous toute ses formes, galvanise des rébellions importantes et à la poussée fulgurante des mouvements politiques et sociaux d’extrême droite qui terrifient et terrorisent la cohésion nationale des pays européens, 

- D’autre part, le danger terroriste qui se propulse et se translate, l’Afrique en devient un métacentre tangible. De ce fait, l’Europe ne doit pas prendre plaisir d’un voyeurisme aveugle en "déposant son bilan" de ses responsabilités tout en invoquant les pays riverains de la Méditerranée à l’exemple du Maroc, de l’Algérie, de la Tunisie à jouer le rôle de suzerain de l’Europe.
Nous arguons, d’emblée, que cette politique est un fiasco patent et l’histoire politique et économique toute récente le corrobore. Néanmoins, un palliatif existe ; il s’agit de la coproduction, du Co-développement étayés sur l’investissement moteur de la croissance, de la production, de l’emploi et en aucun cas sur des rapports post-colonialistes et post-impérialistes paternalistes, privilégiant des aides qui reviennent sous forme de minuscule charité émanant de l’Europe, 

A ce titre, les nouveaux comportements des entrepreneurs européens commencent à appréhender les bienfaits du Co-développement, de la coproduction et du partenariat, avec un pied au Nord et un pied en Afrique de leur chaîne de valeur industrielle internationale. Cette stratégie leur permet, d'une part de bénéficier de la proximité géographique et culturelle de l’Afrique, et d'autre part de la complémentarité entre des pays matures et vieillissants au Nord, et des pays jeunes et émergents en Afrique. 

Pour la réussir, l’Europe doit promouvoir les transitions démocratiques en encouragent la bonne gouvernance, la transparence, le fair-play et en faire de véritables critériums pour le soutien d’un régime politique issu de la légitimité des urnes, de la démocratie et de la transparence en réprimant l’utilisation des circuits de la corruption et ce en interpellant toutes les synergies en faveur de la croissance, l’inclusion et l’équité sociale. Cette orientation ne doit pas nous faire insinuer une vision fataliste et léthargique de la part des pays de l’Afrique. 

Avouons le : la jeunesse africaine n’est pas une souche particulière, la jeunesse africaine n’est pas délétère par nature, elle ne s’expatrie pas par amour d’émigration à la quête de l’eldorado, elle ne succombe pas au terrorisme parce qu’elle y est une fatalité.

Nous croyons fermement que la jeunesse africaine a juste besoin d’emploi, d’opportunités économiques, de stabilité, d’investissements productifs porteurs de croissance, de revenus et d’emploi inclusifs à même d’assurer une insertion économique et sociale des jeunes . A défaut, elle hallucine que le pays de cocagne est en Europe. 

A cet égard, la grande apostrophe de la promotion des valeurs cultuelles pour prémunir les jeunes Africains de toute forme d’outrance et d’extrémisme ne doit-elle pas figurer dans l’agenda du projet Européen envers l’Afrique? 

La région Euro-méditerranéenne est confrontée à des défis aussi complexes que multiples, économiques, énergétiques, environnementaux et sécuritaires. Dans un tel contexte, le Co développement s’impose plus que jamais pour les deux rives de la Méditerranée. 

Reconnaissant-le, en guise de conclusion, qu’en dépit des efforts prodigués par la Politique Européenne, l’édifice d’une géographie de stabilité et de prospérité partagées, tant attendu par les deux rives de la Méditerranée, tarde à se cristalliser en raison d’innombrables fractures qui sillonnent la région, d’une volonté politique timorée de certains partis eurosceptiques, du manque de confluences entre les États Européens, et de l’inadéquation de certains instruments aux nouvelles réalités de transitions politiques et économiques survenues en Afrique. 

C’est tout le sens que doit donner l’Europe à la vision Africaine, basée sur l’osmose d'une croissance partagée couplée à la promotion de la paix et de la sécurité porteuses de stabilité pour les deux rives car , il ne peut y avoir de développement économique et social sans sécurité et de paix et, mutuellement, il ne saurait y avoir de sécurité et de paix sans développement économique et social. L’Europe doit cesser de continuer à faire la politique de l’autruche !! 

A défaut, nous aurons tous à supporter les conséquences de la montée des démons de l'extrémisme, de la violence et du terrorisme, qu'alimente le sentiment d'injustice et d'exclusion, et auxquels aucun endroit au monde ne pourra échapper". Feu Hassan II, en mai 1961, au palais du Ryad, n’a-t-il pas dit à l’ambassadeur des USA à l’époque, son excellence Philip Bonsal que "L’avenir du monde dépend de la stabilité en Afrique". 



vendredi 19 juillet 2019

La revanche des politiques industrielles dans le monde : Les raisons d’une anaphore économique


Le débat relatif aux politiques industrielles a connu ces derniers années des rebondissements majeurs tant au niveau national qu’au niveau international, tant dans le débat économique que dans les politiques économiques publiques. 

Ce débat économique a connu une césure profonde dans les philosophies défendues par les économistes depuis le début des années 80 faisant des politiques industrielles l’anathème d’une branche économique en quête de recognition et de scientificité à la Karl Popper. Ces politiques économiques qui étaient le point de mire des efforts déployés de reconstruction d’après-guerre et postcoloniale depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, ont été réfutées par la contre-révolution d’obédience néolibérale du début des années 80 qui a ratiboisé avec elle toute forme d’interventionnisme étatique. 

Dorénavant, c’est à la libre concurrence et au marché de prendre en charge la réallocation des ressources rares, l’Etat devant se limiter à son rôle régalien et de régulateur de l’activité économique.

La contre-révolution néolibérale a fait tâche d’huile et s’est également attaquée aux politiques commerciales protectionnistes qui se sont développées dans le sillage des politiques industrielles qui seraient, selon les nouveaux prophètes de l’économie libérale, à l’origine du développement de comportements rentiers et d’une grande inefficience dans la redistribution des ressources et des fruits de la croissance. Cette contre-offensive a ouvert la grande porte à la concurrence à l’échelle internationale et à la globalisation "malheureuse" ou "heureuse" qui fera de l’arène économique mondiale un grand marché au profit des grandes Firmes Multinationales FMN. 

Or autant en emporte le vent, ce consensus des économistes périclita rapidement avec les crises en cascade du capitalisme et le reculement du crédit des agents économiques dans la capacité du marché à contrôler l'ordre spontané du marché pour reprendre F.Hayek. 

De ce fait, les débats économiques se sont alors redirigés vers la problématique de la concurrence imparfaite et de l’information opaque qui ont ouvert, à son tour, la voie à une anaphore de l’Etat afin de "contrepeser" les différentes imperfections du marché.

En sus de cet hiatus du consensus chez les économistes, ce débat a été jalonné par une seconde rupture dans les politiques économiques publiques avec la décision des grands pouvoirs économiques à redéfinir le volet industriel et de s’y engager de manière proactive et ce dans le dessein de défendre leurs intérêts dans la quatrième révolution industrielle, ce qui a ouvert la voie à une concurrence effrénée sur les marchés internationaux. 

Pour illustrer notre propos, le 5 février 2019, le Gouvernement Allemand a annoncé le lancement d’une nouvelle politique économique industrielle baptisée "stratégie industrielle nationale 2030". Cette annonce constitue une dissonance charnière dans la conduite des politiques économiques, car, faut-il le rappeler, dans L’héritage politique et économique Allemand, l’Etat a toujours gardé son impartialité et sa neutralité au regard de l’économie germanique et plus singulièrement dans son comportement par rapport aux grands groupes industriels. 

Or, cette politique industrielle a montré ses limites aux yeux de l’exécutif Allemand puisque les entreprises Allemandes piétinent sur les marchés internationaux face à la concurrence féroce des entreprises multinationales, en particulier, chinoises. 

A titre illustratif, l’acquisition en décembre 2016 de la totalité du capital de l’entreprise Kuka, réputée dans la fabrication des bras articulés intelligents et considérée comme l’une des championnes de l’industrie 4.0, par le Groupe Chinois Midea, a eu un effet de choc aussi bien auprès du Gouvernement Allemand comme auprès de l’opinion publique pour préparer les esprits à même à reformater la conduite de la politique industrielle ayant pour objectif la défense des entreprises Allemandes face à la rivalité internationale.

Idem, la Chine a fait le même choix quelques années plus tôt, en mettant en place une politique industrielle ambitieuse afin d’assurer la nouvelle prépotence chinoise sur l’industrie mondiale. Cette stratégie a été appelée MIC25 ou "Made in China 2025" et les travaux préparatoires ont germiné déjà en 2013, avant qu’elle ne soit adoptée en 2015 avec pour dessein un retour aux fameuses vieilles stratégies d’import-substitution faisant du remplacement des importations par la production nationale le cœur de l’industrie chinoise 4.0. Cette politique industrielle s’est fixée des objectifs quantitatifs ciblés dans les différentes niches que les entreprises industrielles chinoises doivent atteindre. 

En sus, pour parvenir à ses objectifs, le Gouvernement Chinois a déployé tout un éventail sans précédent de moyens financiers qui sont estimés à plus de 2000 Milliards d’euros.
Ainsi, comme d’autres exécutifs dans le monde, les Gouvernements Chinois et Allemand, ont lâché pied avec la neutralité et la stratégie industrielle du "benign neglect" pour s’engager dans des stratégies agressives à même de rebâtir leur compétitivité industrielle et commerciale sur l’échiquier mondial. 

Il faut mettre en lumière que malgré la pléthore de ces stratégies industrielles, il est possible de discerner trois grandes caractéristiques communes : 

- La première concerne les nouveaux secteurs industriels ou ce qui est communément appelé « l’industrie 4.0 » pour étançonner les capacités industrielles des Etats, les renforcer et maîtriser les transformations technologiques profondes que connaissent les différents secteurs, 

- La seconde caractéristique concerne l’intervention de l’Etat dans ces nouvelles stratégies industrielles et le rôle de plus en plus omniprésent qu’il prend dans différents chaines industrielles, de l’amont jusqu’à l’aval, notamment le financement, l’appui à la recherche scientifique et le soutien aux exportations, 

- La troisième caractéristique concerne l’appui aux entreprises nationales, particulièrement au regard de la concurrence internationale acharnée, et la mise en place de stratégies de constitution et de soutien aux "champions nationaux".

Il importe de mettre en lumière, que nous traversons aujourd’hui d’importantes métamorphoses et transformations économiques qui ont amené les grands pays à sortir des politiques néolibérales ayant marqué les politiques publiques du début des années 80, et à mettre en place, des stratégies étatiques actives visant à soutenir leur compétitivité dans les nouveaux secteurs industriels. 

Ces commutations ne doivent-ils pas, en guise de conclusion, nous amener à repenser nos choix de politique économique, sortir de la vision étroite qui prédomine et qui cantonne leur rôle dans la gestion des grands équilibres macroéconomiques, et donner aux politiques industrielles, toute leur revanche et leur piédestal pour assurer un développement inclusif et une séquence vertueuse porteuse de croissance, d’investissement et d’emploi ? 

mardi 16 juillet 2019

Quand l’Inde " flingue" la pauvreté au jour le jour

Depuis la nuit du temps, le commun des mortels mena un combat contre un des anathèmes de la terre, la pauvreté en l’occurrence. Une pauvreté qui fait priver l’être humain de la nourriture, l’eau potable, les vêtements, le logement et le chauffage, autrement dit le manque d'accès aux services sociaux de base, l'accès à des soins de santé et l'éducation. 

Partout dans le monde, pays développés ou en développement, les gouvernements ont une obsession universelle de la lutte contre la pauvreté, et s’efforcent tout au moins de la contrôler. 

Cette bataille contre un ennemi redoutable qui est la pauvreté n’est pas une entreprise facile et ne date pas d’aujourd’hui, le deuxième Khalife de l’Islam OMAR IBN ALKHATTAB qu’ALLAH l’agrée, a dit un jour « Si la pauvreté était un homme, je l’aurai tué ». Tuer la pauvre demande un arsenal des plus grands et des plus efficaces et à sa tête, la croissance et la solidarité 

En vertu de l’indice mondial Multidimensional Poverty Index 2019 MPI de l’ONU et de l’Oxford Poverty and Humam Development Initiative OPHI, (qui compte des revenus mais aussi d’indicateurs tels que la nutrition, l’assainissement, la mortalité infantile, l’accès à l’eau potable, l’électricité), la Terre compte 1,3 Milliard de pauvres multidimensionnels 

Sur ces 1,3 Milliard de pauvres multidimensionnels, 886 millions vivent dans des pays à revenu intermédiaire, 440 millions d’autres personnes vivent dans des pays à faible revenu. Il est également frappant de constater que, dans ces pays, 1 enfant sur 3 est multidimensionnellement pauvre, contre 1 adulte sur 6. 85 % des enfants les plus pauvres vivent en Asie du Sud et en Afrique subsaharienne. 

Les Nations Unies ont étudié un panel de 101 pays dont 10 pays comptant une population totale de 2 Milliards d’habitants afin de mieux suivre les progrès accomplis dans la lutte contre la pauvreté. Il s’agit du Bangladesh, du Cambodge, de la République démocratique du Congo, de l’Ethiopie, d’Haïti, de l’Inde, du Nigeria, du Pakistan, du Pérou et du Vietnam. 

C’est en Asie du Sud que les progrès sont les plus importants, l’Inde (-271 millions de pauvres) et le Bangladesh (-19 millions) étant en tête de liste. 

Ce sont l’Éthiopie, le Pérou et l’Inde qui réalisent les progrès les plus importants pour tous les indicateurs. Mais les progrès les plus rapides sont enregistrés, au Cambodge et au Bangladesh et surtout surtout en Inde. 

Si, naguère, la Chine a été championne du monde de la lutte contre la pauvreté où elle fait sortir 35 000 personnes de la pauvreté chaque jour, ces nouveaux chiffres des Nations Unies montrent ces dernières années que l’Inde fait encore mieux et réalise également les progrès les plus rapides : En 2005-2006, 55,1 % de a population indienne (soit 640 millions de personnes) étaient des " pauvres multidimensionnels". 

Entre 2015 – 2016, ce chiffre est tombé à 27,9% (soit 369 millions) et en moyenne, entre 2006 et 2016, plus de 271 millions de personnes y ont été sorties de la pauvreté, soit un score éloquent de 74 250 par jour. 

Une Inde très vaste qui a emprunté une autre voie que celui dont se targue l’occident. Y a-t-il un secret dans cette décrue de la pauvreté? Rien de bien mystérieux. Y a-t-il un abracadabra ? Rien de sorcier : délaisser les modèles économiques qui brodent les portefeuilles des experts et organismes internationaux et retenez un sésame : un État patriote et protagoniste, une élite économique au service de l’investissement privé, un fort dynamisme entrepreneurial en Inde grâce notamment aux réformes de l'État menées dans les années 1980, une main-d’œuvre méga formée au rythme des chamboulements cognitifs et technologiques que connait l’économie mondiale, un projet ambitieux, une volonté de béton, une ténacité à toute épreuve et le tour est joué. 

Grâce à ces ingrédients, l’Inde carbure sur le toit de l’économie mondiale puisqu’elle occupe depuis 2018 le cinquième empire économique mondiale en tant que puissance sur l’échiquier mondial en dépassant le Royaume-Uni et la France et de facto trois des cinq plus grandes économies de la planète seront asiatiques : la Chine, l'Inde et le Japon. 

Depuis 2015, l’Inde est le pays du G20 qui connaît le taux de croissance économique le plus élevé. Il caracole au-dessus de 7 % et fait mieux que la Chine voisine.   Cette situation n’est pas prête à s’arrêter et devrait se pérenniser, et l’économie d'un pays de 1,324 Milliards d'habitants prendra de plus en plus le large. La boule de cristal du Centre for Economics and Business Research ne prophétise-t-elle pas qu'en 2032, l’Inde deviendra la 3éme puissance mondiale ?

vendredi 12 juillet 2019

Violence contre les femmes au Maroc : Le silence des agneaux face à une société misogyne et phallocrate


Ce Mardi dernier 9 Juillet 2019 s’est tenu à Rabat au siège de l’Agence Maghreb Arabe Presse le Forum de la MAP, qui est un espace de débat sur les questions d’actualité aux plans politique, économique, culturel et qui avait pour thématique " lutte contre la violence à l’égard des femmes : Quelle approche?". 

C’était une opportunité pour mettre l’accent sur les efforts déployés au Maroc pour faire face au phénomène de la violence à l’égard des femmes, ainsi que les avancées réalisées dans ce domaine. 

Bien que la violence envers les femmes et aux filles ne connaissent pas de frontières géographiques ni culturelles (toutes les 7 minutes, 1 femme est violée en France), Il faut avouer que les chiffres qui ont été avancés lors de cette rencontre font froid dans le dos. En effet, la prévalence de la violence à l’égard les femmes demeure très élevée ; elle a atteint un taux insoutenable qui était de l’ordre de 54,4%. 

Sur le plan de la répartition spatiale, le taux de prévalence des violences est plus élevé dans les zones urbaines, soit 55,8%, alors qu’il s’élève à 51,6% dans les zones rurales en vertu des résultats de la deuxième enquête nationale de Mars 2019 relative à la prévalence de la violence à l’égard des femmes. 

Par groupes d’âge, les plus ébranlables sont les femmes âgées de 25 à 29 ans avec un score inquiétant qui frôle les 60%. 

Par formes de violence, le taux de prévalence de la violence psychologique a atteint le pourcentage de 49,1%, alors que la violence économique est de 16,7 %, la violence physique 15,9% et la violence sexuelle 14,3%. 

En outre, plus 349.688 femmes, soit 3,2% âgées entre 18 et 64 ans, ont subi toutes les formes de violence, tandis que 12,4% de femmes marocaines ont subi des actes de violence dans l’espace public avec un taux de 66,5% pour la violence sexuelle, 49,1% pour la violence psychique et 33,2% pour la violence physique. 

Il faut souligner que le harcèlement se développe de plus en plus en milieu professionnel dans la mesure où 24,3% des femmes employées ont été violentées en milieu du travail. 

Pour ce qui est de la violence électronique, force est de constater que 13,4% des femmes ont déclaré avoir été victimes de la cyber-violence. Ce sont les jeunes filles qui ont un niveau élevé d’enseignement qui sont plus vulnérables à ce type de violence dans un environnement de foisonnement des différents moyens de réseaux sociaux qui favorisant l’usage d’Internet à des fins volontairement offensantes et de harcèlement. 

Ce qui encore plus frappant et plus cruel est le mutisme des femmes Marocaines qui subissent toutes les formes de violence : Un total de 93,4% des femmes violentées ne portent pas plainte contre leur agresseur en souffrant en silence. 

Nous pensons que les solutions à ces formes de violence doivent transcender la vision du département de Bassima Hakkaoui (approche des droits de l’Homme, cohésion sociale et familiale, la répression). Le silence, la frayeur et la crainte demeurent prépondérant dans une société phallocrate et machiste: Le pourcentage des femmes violentées qui portent plainte à leur agresseur est très infirme qui est de l’ordre de 6,6% seulement (7,7% pour les femmes urbaines et de 4,2% pour les femmes rurales). Nous pensons aussi que ce n’est pas la fameuse Loi 103-13 relative à la lutte contre la violence envers les femmes qui va mettre un terme à la violence contre les femmes. 

Ces différents types de solutions de lutte contre l’agression et de violence à l’encontre des femmes se situent beaucoup plus en aval pour qu’ils puissent aboutir à des résultats probants. A ce titre, ne devra-t-on pas revenir vers l’amont à nos sources de l’éthique et des valeurs dictées par l’Islam il y a plus de 14 siècle. 

Ne devra-t-on pas revenir aux sources authentiques de notre culte qui rejettent toutes les formes de tutelle et de soumission imposées à la femme les conduisant à une stéréotypisation des rôles sociétaux qui lui sont attribués ? Ce sont ces valeurs authentiques qui apportent réponse aux extrémistes qui se sont basés sur certaines lectures coraniques et interprétations biaisées à leurs caprices, en glissant vers des conclusions vicieux, sadiques et infondées, selon lesquelles l’Islam inciterait à la violence contre les femmes. 

Très loin de tout extrémisme de tout bord barbu, de gauche ou de droite, il est un Must de rapprocher les préceptes de l’Islam, les concepts coraniques et de la Sunna aux femmes de toutes les classes sociales, en vue de reformater une conscience humaine autour des valeurs de la promiscuité, et de la cohabitation. 

Le Prophète que la prière d'ALLAH et Son salut soient sur lui a dit un Hadith rapporté par Boukhâry et Mouslim "Veuillez du bien aux femmes. Elles ont été créées d’une côte et la côte la plus tordue est celle de la partie supérieure. Si tu cherchais à la redresser, tu la briserais, mais si tu la laissais ainsi, elle resterait tordue, je vous enjoins donc d’être bons avec les femmes." 

Aussi, d'après Abou Houreira qu’ALLAH l'agrée, le Prophète que la prière d’ALLAH et Son salut soient sur lui a dit: "Les croyants ayant la foi la plus parfaite sont ceux qui ont le meilleur comportement et les meilleurs d'entre vous sont les meilleurs avec leurs femmes". 

Face à cette agressivité envers les femmes, le Prophète, paix et bénédiction sur lui, nous recommande dans ce récit, la piété envers les femmes et la nécessité de se montrer doux avec elles, pour preuve, il les fait ressembler à des amphores pour exprimer leurs fragilités et leurs sensibilités. Parmi ses dernières paroles avant son décès : " Je vous conseil la bonté envers les femmes".

lundi 8 juillet 2019

Baccalauréat au Maroc et la boite de pandore des mentions


Le Dimanche du 23 Juin 2019 était le jour qui tenait en haleine tous les bacheliers du Maroc ; il était un jour J exceptionnel pour tous les bacheliers du Royaume. Résultat, Ils étaient 212.169 candidats et candidates à avoir décroché le précieux titre du baccalauréat pour cette année 2019, soit 65,5%. IL y a dix ans, le taux de réussite au baccalauréat ne dépassait guère les 35%. 

En termes d’évolution, entre 2007-2008, le taux de réussite était de 44%, ce taux de réussite a escaladé, en une seule année, de près de 8,19 points entre 2019 et 2018. Faut-il rappeler qu’en une seule décennie, il a grimpé de 28 points et de 17 points en deux ans, après une évolution en dents de scie entre 2007 et 2015. 

109.187 candidats ont obtenu leur BAC avec mention, soit 51,46% de l'ensemble des bacheliers, 57,3% sont des filles ont obtenu une mention. 

La meilleure moyenne a été obtenue au niveau de l'Académie régionale de Rabat-Salé-Kénitra dans la branche Sciences-Mathématiques B - section française (19,40) selon les chiffres officiels du ministère de l'Éducation nationale, de la Formation professionnelle, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique-département de l'Éducation nationale. 

L’apostrophe qui nous interpelle : Que s’est-il passé en moins de deux décennies pour qu’on ait atteint un tel niveau de réussite dans un laps de temps très court, et que les mentions bien et très bien soient distribuées à discrétion ? 

Serait-ce imputable à un coup de balai du diplôme ou à des candidats bien plus doués, plus clairvoyants, plus perspicaces que notre génération et la génération qui nous a préludés? Serait-ce assignable à un système de notation courtisan ? Serait-ce attribuable à un système éducatif miséricordieux par lequel certaines écoles privées gratifieraient leurs élèves de notes non méritées ? 

De ce fait, ce qui devrait, de prime abord, s’apercevoir et se dévoiler comme une nouvelle exhilarante nous interpelle à poser moult apostrophes. 

Le système éducatif marocain que tous les rapports mondiaux issus d’organisations internationales pointent du doigt en l'affublant de toutes les épithètes péjoratives ne saurait expliquer ce jubilé inopiné, encore moins cet "ouragan" des mentions dont s’adjugent 51,46% des lauréats Marocains. Des moyennes de 17, 18 et 19 au bac sont servies à profusion et à volonté. 

Devant ce pullulement des mentions, une note de 13 ou de 14, qui était dans notre génération une prouesse et un exploit ne garantit plus une inscription aux grands instituts cotés du Royaume qui, en sus, des moyennes élevées comme premier ticket d’entrée, ne sont accueillants que sur concours.


Si jadis, le bac du cercle des poètes disparus, de par sa rigueur, constituait un réel clé d’entrée pour diverses disciplines, son obtention est aujourd’hui imposée y compris pour certaines filières de la formation professionnelle fondées à l’origine dans les années 70 pour ceux qui n’avaient pas atteint le niveau bac ou qui n’avaient pas réussi à le décrocher. 

Le Ministre de l’Education Nationale, avait promis, une refonte du système du baccalauréat à partir de cette rentrée scolaire 2018-2019. Le mystère sur ces records historiques de réussite et ces moyennes générales tellement élevées et en grand nombre qu’elles en deviennent peu plausibles. Seule des enquêtes rigoureuses permettraient d’ouvrir la boite de pandore, l’énigme et le talisman du foisonnement des mentions. 

mercredi 3 juillet 2019

Le Co développement : Une réplique et solution à l’immigration des Africains vers l’Europe

Et voilà encore l’anathème du siècle, le terrorisme international en l’occurrence s’abreuve de plus en plus en Afrique, Pour pièce à conviction, dernièrement, le Mali, le Burkina Faso et le Nigeria ont été le point de mire d’offensives criminelles et misanthropes. 

Le terrain demeure miné et fertile au terrorisme puisque les Etats Africains sont ébranlables et vulnérables, car nécrosés par le chômage, l’économie rentière, la mauvaise gouvernance, la corruption, le "remue-ménage" des systèmes économiques où les matières premières sont extorquées et confisquées par un petit cercle proche du sérail et du pouvoir politique et économique qui ont ratiboisé les institutions Africaines. 

Selon plusieurs études économiques de la Banque mondiale, du FMI et d’autres organisations internationales, l’Afrique c’est le plus grand gisement de la croissance économique, l’Afrique est le continent de l’avenir, disposant de fortes marges de croissance durable. C’est le continent qui dispose d’une richesse d’atouts multidimensionnels qu’il convient d’exploiter au bénéfice du développement humain durable. Des pays à l’instar du Rwanda, de l’Ethiopie ou du Ghana ont réalisé des prouesses économiques qui se confirment de plus en plus dans le temps en augurant une véritable émergence économique sur l’échiquier mondial.


Nous pensons que l’Europe et l’Afrique sont "boulonnées" par un destin commun et de facto, l’Europe ne peut pas rester indifférente en démissionnant de la destinée de l’Afrique et ce en se cantonnant aux orientations mercantiles et paternalistes tout en poursuivant son soutien à des régimes vermoulus au nom de la "Real politik". 

C’est un secret de polichinelle que les deux épées de Damoclès les plus effarantes qui pèsent sur l’Europe sont l’immigration et le terrorisme : 

- D’une part, l’immigration, sous toute ses formes, galvanise des rébellions importantes et à la poussée fulgurante des mouvements politiques et sociaux d’extrême droite qui terrifient et terrorisent la cohésion nationale des pays européens, 

- D’autre part, le danger terroriste qui se propulse et se translate, l’Afrique en devient un métacentre tangible. De ce fait, l’Europe ne doit pas prendre plaisir d’un voyeurisme aveugle en "déposant son bilan" de ses responsabilités tout en invoquant les pays riverains de la Méditerranée à l’exemple du Maroc, de l’Algérie, de la Tunisie à jouer le rôle de suzerain de l’Europe.
Nous arguons, d’emblée, que cette politique est un fiasco patent et l’histoire politique et économique toute récente le corrobore. Néanmoins, un palliatif existe ; il s’agit de la coproduction, du Co-développement étayés sur l’investissement moteur de la croissance, de la production, de l’emploi et en aucun cas sur des rapports post-colonialistes et post-impérialistes paternalistes, privilégiant des aides qui reviennent sous forme de minuscule charité émanant de l’Europe, 

A ce titre, les nouveaux comportements des entrepreneurs européens commencent à appréhender les bienfaits du Co-développement, de la coproduction et du partenariat, avec un pied au Nord et un pied en Afrique de leur chaîne de valeur industrielle internationale. Cette stratégie leur permet, d'une part de bénéficier de la proximité géographique et culturelle de l’Afrique, et d'autre part de la complémentarité entre des pays matures et vieillissants au Nord, et des pays jeunes et émergents en Afrique. 

Pour la réussir, l’Europe doit promouvoir les transitions démocratiques en encouragent la bonne gouvernance, la transparence, le fair-play et en faire de véritables critériums pour le soutien d’un régime politique issu de la légitimité des urnes, de la démocratie et de la transparence en réprimant l’utilisation des circuits de la corruption et ce en interpellant toutes les synergies en faveur de la croissance, l’inclusion et l’équité sociale. Cette orientation ne doit pas nous faire insinuer une vision fataliste et léthargique de la part des pays de l’Afrique. 

Avouons le : la jeunesse africaine n’est pas une souche particulière, la jeunesse africaine n’est pas délétère par nature, elle ne s’expatrie pas par amour d’émigration à la quête de l’eldorado, elle ne succombe pas au terrorisme parce qu’elle y est une fatalité.

Nous croyons fermement que la jeunesse africaine a juste besoin d’emploi, d’opportunités économiques, de stabilité, d’investissements productifs porteurs de croissance, de revenus et d’emploi inclusifs à même d’assurer une insertion économique et sociale des jeunes . A défaut, elle hallucine que le pays de cocagne est en Europe. 

A cet égard, la grande apostrophe de la promotion des valeurs cultuelles pour prémunir les jeunes Africains de toute forme d’outrance et d’extrémisme ne doit-elle pas figurer dans l’agenda du projet Européen envers l’Afrique? 

La région Euro-méditerranéenne est confrontée à des défis aussi complexes que multiples, économiques, énergétiques, environnementaux et sécuritaires. Dans un tel contexte, le Co développement s’impose plus que jamais pour les deux rives de la Méditerranée. 

Reconnaissant-le, en guise de conclusion, qu’en dépit des efforts prodigués par la Politique Européenne, l’édifice d’une géographie de stabilité et de prospérité partagées, tant attendu par les deux rives de la Méditerranée, tarde à se cristalliser en raison d’innombrables fractures qui sillonnent la région, d’une volonté politique timorée de certains partis eurosceptiques, du manque de confluences entre les États Européens, et de l’inadéquation de certains instruments aux nouvelles réalités de transitions politiques et économiques survenues en Afrique. 

C’est tout le sens que doit donner l’Europe à la vision Africaine, basée sur l’osmose d'une croissance partagée couplée à la promotion de la paix et de la sécurité porteuses de stabilité pour les deux rives car , il ne peut y avoir de développement économique et social sans sécurité et de paix et, mutuellement, il ne saurait y avoir de sécurité et de paix sans développement économique et social. L’Europe doit cesser de continuer à faire la politique de l’autruche !! 

A défaut, nous aurons tous à supporter les conséquences de la montée des démons de l'extrémisme, de la violence et du terrorisme, qu'alimente le sentiment d'injustice et d'exclusion, et auxquels aucun endroit au monde ne pourra échapper". Feu Hassan II, en mai 1961, au palais du Ryad, n’a-t-il pas dit à l’ambassadeur des USA à l’époque, son excellence Philip Bonsal que "L’avenir du monde dépend de la stabilité en Afrique". 



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