dimanche 31 mars 2019

Voyeurisme de la classe politique Marocaine au regard d’un modèle économique à bout de souffle

Mercredi dernier 27 Mars 2019, j’ai assisté, à l’institut supérieur de commerce et d'administration des entreprises ISCAE, à une conférence-débat de Réda Chami, nouveau président du Conseil Economique, Social et Environnemental CESE sur une thématique récurrente de l’économie Marocaine : Quel nouveau modèle de développement pour le Maroc. Un choix, nous semble-t-il, opportun et approprié qui a fait salle comble à l'amphithéâtre de l’ISCAE. 

Avouons-le, en dépit du S.O.S Royal, rien de substantiel, ni de concret n’a été entrepris à l’égard des alternatifs du modèle économique marocain. Faut-il le rappeler, le discours Royal du Vendredi 13 octobre lors de la nouvelle session parlementaire, le Souverain Marocain sonna le glas de notre modèle économique. "Si le Maroc a réalisé des progrès manifestes, mondialement reconnus, le modèle de développement national, en revanche, s’avère aujourd’hui inapte à satisfaire les demandes pressantes et les besoins croissants des citoyens, à réduire les disparités catégorielles et les écarts territoriaux et à réaliser la justice sociale" 

Après la taciturnité et le silence radio des partis politiques, il a fallu qu’une instance authentique et authentifiée réamorce le débat autour d’une thématique qui suscite l’intérêt des Marocains, mais qui, étonnamment, ne trouve aucune réplique de notre élite politique. 

Nous pensons que les tuteurs des partis politiques n’ont donc rien pigé à l’argumentaire du sérail qui a persisté sur l’évasement de la concertation nationale et ce dans l’ambition de décapsuler le meilleur modèle économique qui puisse servir notre patrie. 

La première sortie médiatique du patron du Conseil Economique, Social et Environnemental à l’ISCAE est la meilleure pièce à conviction de l’impotence et de l’inertie de la classe politique marocaine à faire preuve d’audace et d’inventivité cognitive pour mettre l’économie marocaine sur le sentier de la dynamique économique et la voie de l’émergence économique et ce non parce que les partis politiques ne servent à rien, loin de là, mais parce que l’antique et ancestrale vieille garde ne veut rien rétrocéder et la plupart des jeunes Marocaines rebutent de ne pouvoir prendre les rênes de leurs blocs politiques et de les mettre à niveau du troisième millénaire. 

Plus que jamais, aujourd’hui, le Maroc a besoin de leaders qui maîtrisent la sémiotique du troisième millénaire, qui comprennent les préoccupations de la jeunesse Marocaine et qui prédisposent de qualités leur permettant d’être créateurs et innovateurs. Bien plus, les partis politiques devront travailler de concert avec les institutions constitutionnelles, les centrales syndicales, ainsi que la société civile en faisant preuve de Know-how afin d’accoucher un modèle palliatif sans se figer sur la littérature Académicienne 

Coïncidant avec les 20 ans de règne du Souverain Marocain, l’année 2019 doit être celle de l’altesse de ce chantier vital, et ses jalons doivent être jetés dans les plus brefs délais de l’année 2019. Certes, Les différents blocs politiques pourront diverger sur quelques chaînons du modèle de développement économique à emprunter, mais ne doivent aucunement discorder sur la trame fondamentale pour quelconqu’obédience idéologique ou de surenchère politique et politicienne. Bon vent au nouveau modèle de développement économique Marocain !! 



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