mercredi 26 décembre 2018

Avulsion et Évulsion du dogme de la haine : Une préfiguration inéluctable contre le terrorisme


Lundi 17 Décembre 2018, je suis entré sur mon compte Facebook pour consulter l’actualité et subitement j’ai été sidéré par la tragédie barbare et cruelle d’Imlil de deux innocentes vikings partagée par moult internautes issus de plusieurs villes du Royaume dénonçant le comportement fanatique, téméraire expriment avec force leur émotion unanime, leur choc ainsi que leur indignation sincère et spontanée au regard de meurtre abject. 

En l’espace d’un très laps instant, j’ai cru connaitre Maren Ueland et Louisa Vesterager Jespersen, si très loin de nous, mais pourtant si proches depuis qu’un Royaume musulman uni dans son ensemble versant des larmes chaudes sur la fratricide de deux candides scandinaves, dont le sang a été redoutablement humecté sur notre pâturage. 

Puis, au même moment, en visionnant le fil d’actualité sur les réseaux sociaux, subitement, mes yeux tombent sur les portraits satanés et démoniaques de ces faneurs de souffle, de ces prédateurs qui s’attaquent en pleine étoile à des "pâtures" coquebins et chastes, livrées à elles-mêmes. 

La disparate entre les photos des deux martyres et celles de leurs sanguinaires est très irréfragables : Les images de Maren et Louisa diffusent la jubilation et la hilarité, paradoxalement aux photos des maîtres du ce crime issus de la même génération que leurs victimes, dégagent l’intolérance, la misanthropie et le sectarisme. Ce sont deux fatalités antinomiques, deux itinéraires diamétralement antagonistes et qui se sont inopportunément hybridés, en cette contrée enclavée des montagnes de l’Atlas. 

D’emblée, nous pensons que la guerre contre le terrorisme est un Must, mais qu’elle reste miteuse. En sus, nous pensons qu’il existe une autre guerre, toute aussi violente qui est celle de l’éradication des idéologies de la haine. C’est un travail de longue haleine qui concerne toutes les sociétés de la planète. Inopportunément et malencontreusement, dans les pays occidentaux, ce sont les projets d’écluse et d’introversion, qui l’emportent. L’islam est peu ou prou anathématisé en tant que religion. 

La laïcité est étalée comme une arme de guerre contre cette foi, alors qu’elle est censée la mithridatiser au même titre que les autres dogmes et credo. Ces impénitences musèlent les débats salvateurs qui sont relatifs à l’exclusion économique et sociale. Le terrorisme s'exacerbe dans la réverbération de la messe de l’abrutissement, il se nourrit dans les gadoues de la lassitude et du démolissage. 

Nous pâtissons depuis des décennies ce discours sectaire et stoïcien, qu’une minuscule minorité de Marocains a choisi de faire sien. Si les cerveaux du drame d’Imlil sont marocains, leur "didacticiel" ne l’est pas et leur processeur non plus. Leur obédience à Daech en est la meilleure pièce à conviction. 

Avouons-le, L’ignorance a distillé des effets pervers dont le plus préjudiciable est la radicalisation religieuse. Celle-ci n’est pas une quête spirituelle, mais une grotte identitaire contre la nation mère, incriminé de tous les dommages collatéraux. Ce sont des jeunes qui sont nés, élevés au Maroc qui commettent cette fois-ci ces misanthropies. L’aberration serait de mettre ces déconvenues sur le passif d’une religion ou d’une culture, ce que, malheureusement, plusieurs discours laissent entendre. 

La mappemonde arabo-musulmane a un mandat pesant à jouer. Avant les armes et les fusils, il y a des idéologies à neutraliser, avant les fusils, il y a des cultes à désamorcer. 

Nous devons reconnaître que l’éducation religieuse dans tous les pays musulmans n’est pas indemne de toute réprobation. Chez certains, elle saupoudre maladroitement ce qui relève de la foi, du divin et de l’humain. Ce nœud gordien doit être tranché si on veut ostraciser la Salafiya Jihadia et son obsession criminelle. 

Le combat contre le cataclysme du terrorisme doit être absolument global et international. La coopération existe mais elle n’est pas aussi optimisée que l’on voudrait ; la riposte sécuritaire ne suffit pas. Force est de constater que les guerres de la Syrie, d’Afghanistan, d’Irak et la création d’autres foyers de tension, ont plutôt exacerbé le phénomène jihadiste. Notre malheur est que nous vivons avec des gens qui pensent que Dieu n’a guidé personne d’autre qu’eux pour paraphraser Ibn Sina (Avicenne). 

La Communauté internationale doit s’agglutiner à remettre la paix dans tous ces pays, les grandes puissances ont cette responsabilité à restaurer les Etats nationaux et d’exempter que d’autres Etats ne se contorsionnèrent. Mais, il appartient tout un chacun de nous d’apporter son écot par la lutte contre la haine, le racisme et l’incitation à la violence au quotidien. 

Le meurtre de ces deux innocentes Vikings sur notre terre est un dénonciateur de l’océan qu’il nous reste à traverser en longueur et en largeur pour exorciser une pensée funéraire. 

De ce fait, l'humanité devra mettre un terme à la guerre, à défaut, la guerre mettra un terme à l'humanité pour reprendre John Kennedy 

L’altruisme, la clémence, la magnanimité, la tolérance, le consentement sont les alexipharmaques dont dispose l’humanité. Manions-les. N’est-il pas le moment, en guise de conclusion, de décider d'opter pour l'amour, car la haine est un fardeau trop lourd à porter pour paraphraser Martin Luther King

lundi 17 décembre 2018

La grande oubliette de Doing Business : La qualité de la vie, un déterminant du climat des affaires

D'emblée, je pense qu’un bon calibrage de Doing Business ne se réduit pas à un acte procédural à la célérité de la lumière, un bon placement Doing Business ne se cantonne pas à une infrastructure de pointe, un bon classement du climat de l’investissement ne se fige pas à une procédure administrative fluide, un bon positionnement du climat des affaires ne se claquemure pas à une main d’œuvre habile et bon marché, un bon environnement du business ne se claustre par à la générosité des incitations fiscales dédiées aux investisseurs étrangers. 

A certains égards, la défectuosité du service le plus simple et le plus rudimentaire qu'il soit pourrait porter préjudice à la notoriété du climat des l’investissement. A l’appui de nos dires, Il y a plus de trois semaine, La princesse Astrid de Belgique a rendu visite à notre pays, accompagnée, lors cette mission, par plusieurs ministres fédéraux et régionaux et d'une forte délégation de 480 personnes en majorité des hommes d'affaires belges, quelque 400 représentant 251 sociétés représentant différents secteurs économiques, notamment de la Chimie, des énergies renouvelables, des transports et la logistique, et de la santé. 

Faut-il souligner que cette mission avait pour principal objectif d’insuffler une nouvelle dynamique aux relations économiques internationales des deux pays, est organisée par le Ministère belge des affaires étrangères (SPFAE) et l’Agence du Commerce extérieur (ACE) en étroite coordination avec les services régionaux: Brussels Invest & Export (hub.brussels), Flanders Investment & Trade (FIT) et l’Agence wallonne à l’Exportation et aux Investissements (AWEX). 

Il faut dire qu’au vu du programme, c’était une visite scrupuleusement et méticuleusement préparée avec un agenda très condensé, des démarches concrètes et des objectifs pointus. Seulement voilà un fait, pour la plupart inepte mais qui nous paraît vital et capital : Dans la ville blanche Casablanca, le poumon du business international du Maroc, la délégation officielle de la princesse fut accueillie dans un somptueux palace en plein centre ville. En soirée, des businessmans voulant explorer le centre historique de l’ancienne métropole, se trouvèrent subitement au regard des "toilettes publiques" dont les senteurs suffoquent les passagers à quelques mètres du sardanapalesque palace. Outrés, ils rejoignent illico leur hôtel. Le planificateur de la délégation saisi immédiatement par l’événement, interpelle de son côté la superstructure du pyramide de la ville blanche. Et puis en célérité de la lumière et tout au fil de la nuit et à la belle étoile, une équipe d'assainissement liquide et solide trima d'arrache-pied pour purger et épurer les détritus asphyxiants avant l’aube. 

Le lendemain matin, les limitrophes ont été sidérés par la prophylaxie et l’hygiène des lieux. Ce qu'ils quémandaient, il y a belle lurette, été finalement accompli. Des toilettes publiques intactes, appropriées et n’exhalant aucune haleine nauséabonde. Mais pour combien de temps aux yeux de la princesse et une délégation officielle belge ? 

Si je narre cette chronique, le hic dans toute cette histoire, c'est que l'on n'a pas encore appréhendé que le climat de l'investissement, ce n’est pas uniquement les déterminants classiques et génériques connus , c'est aussi pour une large part la qualité de la vie que l’on peut définir comme le jugement que porte le milieu des affaires sur divers aspects de son bien-être physique, social et psychologique. 

Les analyses de la qualité de vie nous semblent vitales pour l’environnement des affaires décrivant et mesurant l’impact de différents états sur la vie quotidienne des promoteurs économiques, en prenant en compte l’aspect émotionnel et les fonctions sociales autant que les déterminants purement physiques comme la disponibilité du foncier, ou la qualité de la main d’œuvre et de l’infrastructure, ….etc. De ce fait, les déterminants psychosociaux de la qualité de vie coexistent avec les approches purement économiques. 

Dans cette perspective globale, le Maroc doit inclure la dimension qualité de la vie dans sa stratégie de promotion de l’investissement étranger pour prétendre à une place dans le Top 50 de Doing Business 2021. 

Dans ce sens et en application des hautes Orientations de SM le Roi Mohammed VI concernant la mise en œuvre du projet de refonte des Centre Régionaux d’Investissement CRI, et la création des commissions régionales unifiées de l’investissement, nous pensons qu’au vu de leu proximité, les Centre Régionaux d’Investissement sont les premiers à assurer un "toilettage" du climat de l’investissement et du business au niveau local et régional. De telles interventions des CRI permettront d’instaurer un basculement radical en matière d’assainissement de l’environnement des affaires sur le site Maroc à travers la mise en place des services de proximité et de qualité pour les citoyens et les entreprises étrangères et nationales. 

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