vendredi 29 décembre 2017

Quand l’Inde est sur le toit de l’économie mondiale et notre Maroc alors ?


C’est parti, l’Inde carbure sur le toit de l’économie internationale puisqu’elle occupera en 2018 la cinquième empire économique mondiale en tant que sève et puissance sur l’échiquier mondial en dépassant le Royaume-Uni et la France et de facto trois des cinq plus grandes économies de la planète seront asiatiques: la Chine, l'Inde et le Japon selon les dernières divinations du Centre for Economics and Business Research (CEBR), dans son classement annuel publié ce jeudi 28 décembre 2017.

Pour ce faire, les économistes utilisent le PIB, évalué en parité de pouvoir d'achat connu communément chez les initiés par la PPA, pour étalonner les prouesses économiques des nations, car il prend en compte ce que permettent d’acheter localement les devises de chaque Nation à partir d’un panier de plus de 3 000 biens et services.

Une énergie peu chère et une révolution digitale sont certainement derrière cette euphorie de la croissance économique indienne. Faut-il rappeler que l'Inde avait eu la plus forte croissance des pays du G20 sur la période 2014-2016, avec une moyenne annuelle de 7,5%
selon des approximations de l'OCDE dans son rapport publié en février 2017.

Cette situation n’est pas prête à s’arrêter et devrait se pérenniser, et l’économie de pays de 1,324 milliard d'habita prendra de plus en plus le large. La boule de cristal du Centre for Economics and Business Research prophétise ainsi qu'en 2032, l’Inde deviendra la 3éme puissance mondiale.
Aussi, les Etats-Unis, première économie au monde, seront dépassés par la Chine en 2032, selon les pronostics du rapport, qui ajoute que l'Inde pourrait s'arroger de cette première place au cours de la deuxième moitié de ce siècle.

Un pays très vaste qui a emprunté un autre sentier que celui dont se targue l’occident. Ya-t-il un secret ? Rien de bien mystérieux. Ya-t-il une recette ? Rien de sorcier : Absoudre et délaisser les modèles économiques et économétriques qui enflent et brodent les portefeuilles des experts et organismes internationaux et retenez un sésame : un État patriote et protagoniste, une élite économique au service de l’investissement privé, un fort dynamisme entrepreneurial en Inde grâce notamment aux réformes de l'État menées dans les années 1980, une main d’œuvre méga formée au rythme des chamboulements cognitives et technologiques que connait l’économie mondiale, un projet ambitieux, une volonté de béton, une ténacité à toute épreuve et le tour est joué.

La recette est là pour le Maroc, mais elle suppose la condition sine qua non que notre bourgeoisie ait autre chose en plan que de bâfrer l’argent dans des cottages au lieu d’ériger des usines , de s'empiffrer des châteaux au lieu d’asseoir des entreprises, de gaver des manoirs plutôt que d’investir dans des filières d’apprentissage, de se goinfrer dans les voitures de somptuosité et de luxe plutôt que dans des locomotives de valeur ajoutée technologique, de se dilapider dans des yachts au lieu de naviguer dans le savoir qui donne le vent en poupe à la dynamique économique et sociale.

En substance une bourgeoisie à l'origine de l'individualisme libéral couplé à un esprit d'entreprise/capitalisme privé. Cela suppose, in fine, une élite économique qui aime notre pays et qui le serve dignement, fidèlement et avec dévouement, une ploutocratie qui va servir et non asservir le climat des affaires, de l’investissement, de la croissance et de développement de notre cher Maroc que ne cesse da baliser et de signaliser le Roi Mohammed VI. C’est, in fine, le vrai oppidum économique.

dimanche 19 novembre 2017

La Société Marocaine demeure phallocentrique en 2017

L'analyse Genre est devenue inéluctable pour appréhender le trend du développement des pays émergents.
Faut-il souligner, en guise de prologue, que le concept "Genre" utilisé pour nommer la différence des sexes nous émane de l’anglais : Les auteurs anglophones utilisent « Gender » parce que « sex » en anglais renvoie beaucoup plus strictement qu’en Français à une définition biologique du masculin et du féminin. Gender renvoie à la dimension culturelle de la sexuation du monde à laquelle correspondent les termes français de masculin et féminin 
Le terme « genre » renverrait donc plus directement à l’ensemble de règles implicites et explicites régissant les relations femmes/hommes et leur attribuant des travaux, des valeurs, des responsabilités et des obligations distinctes. Ces règles s’appliquent à trois niveaux : le substrat culturel (normes et valeurs de la société), les institutions (famille, système éducatif et de l’emploi... etc) et les processus de socialisation, notamment au sein de la famille.
Au Maroc, depuis le nouveau règne du Souverain Marocain, les Gouvernements qui se sont succédés ont lancé plusieurs chantiers de réformes à même d’ancrer des principes de la parité entre les sexes au sein de son système législatif et juridique et ses programmes de développement. La volonté Royale et la politique Gouvernementale se sont convergées vers l’adoption de réformes politiques, sociales et économiques visant l’instauration du principe de l'égalité et de l'équité et à en faire une réalité pratique et efficace.
La constitution de 2011 n’a-t-elle pas jalonnée un tournant décisif pour le clavetage des droits des Femmes et l'égalité entre les citoyens, dans la lutte contre toutes les formes de discrimination, ainsi que dans la création d'institutions et instances de protection des droits de Femmes et la promotion des organismes spécialisés à dimension sociale ?

Qu’en est-il dans la réalité en matière de ségrégation des emplois, de la division sexuelle du travail au Maroc et de la participation à la vie économique et politique ? 
Pour y répondre, nous avons emprunté le Forum économique mondial (WEF) qui vient de publier l’édition 2017 de son rapport sur la parité hommes-femmes. 
L’édition 2017 du rapport mondial sur la parité hommes-femmes, «Global Gender Gap Report», publié pour la première fois en 2006 par le Forum économique mondial, a été publiée ce 2 novembre 2017. Sur le panel de 144 pays étudiés, le Maroc occupe le 136éme rang, enregistrant une note de 0,598 sur une échelle allant de 0 à 1.
A l’échelle mondiale, l’Islande occupe la première place du classement, suivie de la Norvège, la Finlande, le Rwanda et la Suède. En bas de la liste, le Yémen, derrière le Pakistan (143 éme), la Syrie (142éme), le Tchad (141éme), l’Iran (140éme) et le Mali (139éme).
L’indice de parité est mesuré en fonction des résultats obtenus dans quatre catégories, elles-mêmes déclinées en plusieurs sous-catégories : La participation à la vie économique et les opportunités ; la réussite dans l’éducation ; la santé et la survie ; la représentativité politique. 
Le Maroc est 133éme en termes de participation économique et d’opportunités, avec une note de 0,391, de tel timide score nous incite à poser la grande apostrophe de l’entrepreneuriat féminin au Maroc.
Sur le volet " représentativité politique", le royaume lui échoit la note de 0,117 en se positionnant à la 100éme place, et c’est en raison de ce score fumeux que la Coordination Nationale du Mouvement pour la Parité a demandé au chef du Gouvernement de respecter l’article 19 de la Constitution consacrant l’égalité hommes-femmes. Elle espéra ainsi que l’actuel Gouvernement fasse mieux que les précédents cabinets, dont le premier ne comptait qu’une femme contre trois de plus dans le deuxième. Autant en emporte le vent, les auteurs du rapport constatent un écart grandissant entre les sexes concernant l’autonomisation politique : Le Maroc enregistre une très légère progression par rapport à l’édition précédente, qui le classait au 137éme rang mondial avec une note de 0,597.

Sur le plan de l’éducation, le Maroc se situe à 122éme position avec une note de 0,92 et pour l’indicateur de la santé et la survie, le Royaume arrive dans la 128éme place avec un score de 0,965

Au vu du rapport, le royaume reste l’un des Etats les moins performants de la région MENA. Il arrive à la 12éme place, suivi par le Liban, l’Arabie saoudite, l’Iran, la Syrie et le Yémen. Il est précédé par la Tunisie, qui se hisse en tête de liste dans la région 117éme à l’échelle mondiale, les Emirats Arabes Unis (120éme), Bahreïn (126éme) et l’Algérie (127éme). En Afrique du Nord, le Royaume se situe à la 4éme place, tandis que la Tunisie caracole à la première position, suivie par l’Algérie et la Mauritanie. 
Difficile, dans une société machiste de tirer l’entreprise féminine marocaine vers l’avant en créant des emplois et en participant à la vie citoyenne du Maroc et de réaliser une croissance inclusive. Toutefois, en dépit de ces entraves, nous sommes optimiste quand au développement du concept Genre au Maroc ; preuve en est des Success stories au féminin qui existent dans le Royaume, pièce à conviction en est une femme est nommée en Mai 2011, à la tête de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc CGEM pour la première fois depuis l’Indépendance. Enfiévrées et exaltées par leurs ambitions, elles ont réussi dans de nombreux domaines économiques. Elles ont osé franchir le Rubicon, ériger leurs entreprises et les aiguiller vers les voies royales de l’efficacité et la performance. Et les pionnières ne donnent-elles pas l’exemple ?
L’ardeur des femmes et leur opiniâtreté à réussir ce qu’elles entreprennent sont les meilleurs atouts pour aller de l’avant. Le dicton ancestral ne dit-il pas, en guise de conclusion, "Ce que femme veut DIEU le veut."



samedi 30 septembre 2017

A la quête de la molécule de la sérotonine : Le bonheur c’est les autres.

Dans les librairies, servies en livres, les ouvrages aux titres incantatoires s’éclipsent des rayons : La liste de mes envies de Grégoire Delacourt, une autre idée du bonheur de Marc Levy, Manifeste pour le bonheur de Stefano Bartolini, Plaidoyer pour le bonheur de Matthieu Ricard font partie de ces best-sellers. En films, à la recherche du Bonheur de Gabriele Muccinoles, le Bonheur des autres de Jean-Philippe Pearson, les recettes du Bonheur de Lasse Hallström, les Intouchables, ou le documentaire la thérapie du bonheur de Sabine Gisiger, enseigné en cours particuliers, séminaires ou des coachs aidant des candidats à retrouver la joie de vivre. Il est le Graal irrévocable et définitif de l'humanité depuis deux mille ans: diversiforme, hétéromorphe, c'est le bonheur qu'Aristote identifie comme le Souverain Bien et but ultime de l’existence. 
Les chercheurs rappellent que le bonheur est si essentiel à l'existence humaine que l'Organisation Mondiale de la Santé le hisse de plus en plus comme un composant à part entière de l'état de santé. 
La thématique est indémodable et le desiderata du bonheur a rarement autant concentré les énergies. Il est catapulté sur le devant de la scène par des scientifiques qui en scrutent l'ADN, étudiant la chimie de nos cerveaux à la recherche de la molécule du bonheur. Qu’est-ce qui nous garde heureux et en bonne santé tout au long de la vie ? La célébrité ou l’argent ? Une étude exceptionnelle menée depuis 75 ans auprès de 724 Américains en apporte une preuve édifiante et passionnante sur le sésame de ceux qui ont réussi à vivre longtemps, heureux et en bonne santé et, surtout, nous livre le véritable secret pour, tout au long de sa vie, rester bien dans sa tête, son cœur et son corps.
Le psychiatre Robert Waldinger, Directeur d’une étude d’une durée de 75 ans depuis 1938, Waldinger a recueilli des données sans précédent sur le bonheur et la satisfaction. D’emblée, Robert Waldinger est catégorique, il n’y a qu’une seule chose qui garantit et entretient le sentiment d’être heureux. Ce n’est ni la méditation ni l’argent: ce sont les relations sociales réjouissantes d’ondes positives. Une grande apostrophe nous interpellé : Pourquoi ? 
Primo, les bonnes relations nous entretiennent : Ceux qui ont des relations satisfaisantes et se sentent rapprochés de leur famille, leurs amis sont plus heureux, en meilleure santé et vivent plus longtemps. En revanche, la solitude, la claustration subie, le sentiment d’être isolé et retranché plus qu’on aimerait l’être sont moins heureux, en moins bonne santé et ils meurent plus jeunes. 
Secundo, les bonnes relations protègent et entretiennent le cerveau : Les relations dignes et satisfaisantes préservent le cerveau. Les personnes entourées de personnes sur lesquelles elles peuvent compter en cas d’épreuve difficile voient leurs fonctions cérébrales décliner plus tard et leur mémoire est meilleure. Robert Waldinger affirme que ces relations énergiques et conviviales n’ont pas besoin d’être heureuses éternellement. Certains couples octogénaires de l’étude pouvaient même se chamailler régulièrement, du moment qu’ils avaient le sentiment de pouvoir compter sur l’autre en cas de problème, ces querelles n’avaient pas d’implication sur leur mémoire. C’est la qualité qui compte et non pas la quantité. En effet, peu importe le nombre d’amis, c’est bien la nature des relations qui importe. Vivre dans les conflits ne vaut pas mieux que se sentir seul. Ainsi, une relation maritale tumultueuse désargentée et dénuée d’affection peut être méphitique pour la santé et parfois pire qu’un divorce. Ne dit-on pas "Il vaut mieux être seul que mal accompagné". A l’inverse, des relations chaleureuses et affectueuses sont nourrissantes et protectrices.
La conclusion de cette étude n’est, pour Robert Waldinger, ni plus ni moins qu’une sagesse vieille comme le monde. Pourquoi alors est-elle si épineux à accepter et si simple à ignorer? Parce que nous sommes des êtres humains en quête de facilité, d’une recette qui nous permettrait d’être heureux facilement et de le rester. Or les relations ne sont pas simples. La plupart du temps, nos relations familiales, amicales ou professionnelles ne sont ni sexy, ni glamour, elles sont problématiques, compliquées, elles requièrent du temps, de l’implication, des efforts laborieux, en singulier sur le plan de la communication). Et souvent, nous renonçons à y investir quoi que ce soit, en particulier dans la sphère personnelle que personnelle, pour plusieurs mobiles:

– Parce que nous avons peu conscience de notre propre degré de pénibilité et avons tendance à anathématiser les autres

– Parce que nous croyons que c’est l’autre qui doit changer et surtout pas nous, jolies colombes de la paix qui n’avons rien à nous reprocher

– Parce que nous sommes convaincus que gentillesse et amabilité sont des marques de faiblesse alors qu’elles sont des preuves de courage, tant qu’elles ne s’expriment pas en version serpillière.

– Parce que nous ignorons notre marge de manœuvre dans l’amélioration possible de nos relations

Nous nous retrouvons alors en pleine valse des rôles relationnels, à jouer les sauveurs, victimes ou persécuteurs, à jouer des jeux de pouvoirs vains et toxiques, à chercher à convaincre, à avoir le dernier mot, à rouleau-compresser nos contemporains à coup de communication peu pacifique, à jouer toutes les gammes de l’égo au lieu de jouer la carte de l’élégance relationnelle et des comportements pro-sociaux qui nous permettraient de bâtir un environnement relationnel aseptisé, serein nourrissant et mutuellement profitable, fait d’entraide et de coopération, de bienveillance et d’affection.
Pourtant, pour 83% d’entre nous, la satisfaction professionnelle est directement enlacée à la qualité des relations. Au travail comme dans tous les domaines de notre vie, les relations sont au cœur à la fois du plaisir au travail et de la concrétisation des aspirations professionnelles, quelles qu’elles soient. Elles participent de l’entretien de l’estime de soi et de la confiance en soi et inversement s’en nourrissent. En substance, nous pouvons continuer à croire que l’enfer c’est les autres, mais il se trouve qu’en réalité, le bonheur c’est les autres, aussi mettons un peu d’huile (de coude) dans nos relations, histoire de construire un plaisir au travail roboratif pour le corps et l’esprit! 

Les amis sont plus hallucinants que la morphine ce qui nous incite à exhumer la célèbre sagesse de Mark Twain : « On n’a pas le temps, si brève est la vie, pour les chamailleries, les excuses, l’animosité, les appels à rendre des comptes. On n’a que le temps pour aimer et pas un instant de plus. »

jeudi 31 août 2017

Apostrophes sur l’attractivité des Investisseurs Extérieurs au Maroc






Durant la dernière décennie, l’attractivité des investissements directs extérieurs (IDE) est devenue le leitmotiv des dissertations économiques : Tout un pullulement d’écrits lui y est consacré et dédié. Elle est devenue la tarte à la crème du paysage écrit et audiovisuel mondial : Toute une profusion d’articles foisonne et abonde, dans les journaux et les revues économiques internationales, pour cette fervente thématique. Et c’est le mouton de panurge des gouvernements : Tous les Etats y courent après.
- Une première apostrophe nous interpelle : Pourquoi une telle sollicitude pour ces promoteurs étrangers ? Pourquoi une telle bienveillance pour ces multinationales ? Pourquoi ce "welcome" pour ces investisseurs étrangers alors que, paradoxalement, durant les années 60 et 70, elles étaient mal désirées, elles étaient considérées comme les néocolonialistes qui extorquaient et pillaient les richesses des pays du tiers monde, terme en vogue à l’époque. La réponse réside dans le fait que ces mannes financières extérieures sont perçues, aujourd’hui, comme la panacée universelle à même de cicatriser et guérir tous les maux économiques et sociaux dont pâtissent et tarent les sociétés : Chômage, exclusion sociale, tarissement des ressources intérieures, hiatus technologique, fracture numérique, déficit du compte de la balance des paiements…………..etc.
Du coup, une corrida et une course sans trêve, une rivalité féroce et une concurrence rude s’est développée entre les Etats, par le biais des politiques d’attractivité, pour appâter les entreprises étrangères. Au regard de cette surenchère entre les Gouvernements, pour envoûter les promoteurs étrangers et acculé aux problèmes économiques et sociaux, le Maroc joue le Don Juan et le charmeur pour fasciner et séduire les entreprises étrangères à travers toute une panoplie d’appâts alléchants dont on évoque l’amélioration de l’environnement juridique des affaires ( nouvelle législation en matière de droit des sociétés, de la concurrence, du code de commerce et de la protection de la propriété intellectuelle) , politique de privatisation dans certains secteurs stratégiques (les télécommunications, l’assainissement et la distribution de l’eau et de l’électricité, etc.), la mise en place d’une gestion déconcentrée de l’investissement conformément à la Lettre Royale adressée au Premier Ministre le 9 janvier 2002 instituant les Centres Régionaux de l’Investissement (CRI), la création de l’Agence Marocaine de Développement des Investissements AMDI, l’adoption d’un cadre fiscal captif en matière d’investissement avec notamment la refonte encours de la Charte de l’investissement …………..etc.
- Une seconde interpellation nous apostrophe: Les promoteurs étrangers mordent-ils à l’hameçon des appâts évoqués ci haut ? Dit autrement, les mesures donjuanesques ont-elles secrété un Maroc de prédilection pour les entreprises étrangères et s’adjuge-t-il, en corollaire, d’un flux d’investissement d’envergure ? La réponse est que si on fait litière des prouesses exceptionnelles des mannes financières des licences GSM, de la privatisation de Maroc-télecom, de la régie des tabacs …….. etc qui ont euphorisé les montants des IDE, le Maroc demeure encore non alléchant pour les investissements extérieurs, en atteste l’éloquence des chiffres.
En effet et à l’appui de nos allégations, les derniers rapports portant l’autographe de la Conférence des Nations Unis pour le Commerce et le Développement (CNUCED) exhibe que le Maroc ne draine que la part minuscule de 0,1% du total des flux des investissements extérieurs dirigés vers l’Afrique, 0,01% par rapport au total mondial.
- Une troisième interrogation nous hèle : Pourquoi cette médiocrité de l’IDE au Maroc ? Quels sont les écueils sur lesquels les entreprises étrangères achoppent ? Quelles sont les tares et les entraves sur lesquelles piétinent les promoteurs étrangers ? Quels sont les gisements d’attractivité que le Maroc doit piocher et creuser pour figurer sur le short-List des investisseurs étrangers ? Certes, le Maroc a déployé des efforts louables et laborieux en initiant ces dernières années un certain nombre de réformes dans des chantiers touchant le climat de l’investissement extérieur (Fond Hassan II, l’échafaudage des CRI, Commission des investissements, plan d’accélération industrielle…………..etc.). Toutefois, les dividendes en termes de flux des IDE restent en deçà des espérances escomptées. Plusieurs travaux émanant de l’Administration (Département du commerce et de l’industrie), des organisations internationales (Ernest&Young, FIAS…etc.), de l’université ont cherché à apporter des éléments de réponse à cette quadrature de cercle, en l’occurrence la faible attractivité de l’IDE au Maroc et sa promotion.
Une quatrième interpellation nous appelle : Est-ce que les éléments de réponse apportés sur les pierres d’achoppement des investissements extérieurs et leur promotion résident uniquement dans les sphères jusqu’à présent défrichées ? La réponse est que, dans ce contexte de métamorphoses sempiternelles de l’environnement économique, le nec plus ultra, nous semble-t-il, serait de scruter d’autres horizons relatifs à la médiocrité des flux des IDE tout en apportant des évaluations périodiques aux impératifs de l’attractivité.

- Une dernière apostrophe se pose : Pourquoi ces évaluations au jour le jour des exigences de l’attraction des IDE ? La réponse réside dans le fait est qu’au regard de la globalisation économique (qui est un phénomène dynamique remettant sans cesse en cause les acquis), gérer l’attractivité d’une nation, faire que s’expriment ses avantages compétitifs, concurrentiels et construits, agir structurellement sur les générateurs de l’attractivité est un travail de bénédictin et une affaire de longue haleine. La quête de l’attractivité, dans ce contexte de mondialisation, s’apparente de plus en plus au mythe de Sisyphe. Ceci pour dire qu’il n’y a jamais de situation statique, figée et acquise dans l’attractivité des investissements extérieurs. Le terrain des obstacles et des générateurs de l’attractivité reste en friche.







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