dimanche 31 juillet 2016

La fin de "l’Afrexit" du Maroc pour une réintégration de l’Union Africaine : Quelles éventuelles retombées sur l’économie Marocaine

Lundi 18 juillet 2016, la fin de "l’Afrexit" du Maroc: Le Royaume retrouve l’Union Africaine (UA), qui a pris le relais de la défunte Organisation de l’Union africaine (OUA) que Rabat a choisi de quitter, il y a plus de 32 ans pour protester contre l’adhésion illégale de la RASD (République arabe sahraouie démocratique), à travers la lettre adressée par le Souverain Marocain au 27ème Sommet de l’UA qui s’est déroulée à Kigali au Rwanda. Au regard de ce regain historique, plusieurs apostrophes nous interpellent des éventuelles retombées économiques sur le tissu économique Marocain.
Une précision est à souligner en guise de prologue : Si, en 1984, le Royaume s’est retiré d’une organisation censée de par le nom qu’elle portait développer l’Union Africaine, il n’a jamais tourné le dos au continent ; on ne peut aller à contre-courant de considérations tenant d’une logique géographique mais aussi et surtout historique et culturelle. 
Sur ce registre, feu Hassan II ne se plaisait-il pas à répéter la célèbre métaphore que « Le Maroc est un arbre qui plonge ses racines en Afrique ». Aussi, son successeur le Souverain Mohammed VI n’a-t-il pas préludé, le 24 février 2014, le discours d'ouverture du Forum économique d'Abidjan que « la crédibilité veut que les richesses de notre continent bénéficient, en premier lieu, aux peuples africains. Cela suppose que la coopération Sud-Sud soit au cœur de leurs partenariats économiques (...) accompagnés par une action crédible et un engagement constant». 
En premier abord, le regain du Maroc à l’instance africaine permettra au Royaume d’élargir ses relations économiques avec d’autres pays Africains et ce en durcissant sa présence, cette fois ci, tant sur le plan institutionnel que sur le plan des instances Africaines.
En sus, le retour du Maroc à l’Union Africaine s’inscrit dans le cadre de la présence du Maroc dans la trajectoire africaine à travers les périples perpétuels du Souverain Marocain dans moult pays africains lithographiés, entre autres, par un accueil des plus chaleureux réservé à au Souverain, aussi bien au plan officiel que populaire et qui se sont concrétisés, sur le plan économique, par des investissements Marocains d’envergure dans les différentes sphères économiques africains ce qui atteste que le Maroc, malgré son retrait de l’OUA depuis plus de 30 chandelles, a perpétué sa stratégie d’ouverture sur le continent Africain en devenant le deuxième investisseur africain après l’Afrique du Sud et en jouant un rôle crucial dans les enjeux climatiques, migratoires et sécuritaires.
Nous pensons que la reprise des relations du Maroc avec l’Union Africaine est un corollaire logique de la fortification des connexités économiques entre Rabat et les autres pays du continent noir et que le temps économique doit rattraper le temps politique à travers le raffermissement de la présence politique au sein de l’Union Africaine.
Par ailleurs, la réactivation des relations de Rabat à l’Union Africaine va permettre au Maroc d’exporter les compétences Marocains en apportant assistance technique et managérial aux pays Africains dans plusieurs domaines notamment dans les infrastructures, les télécommunications et les énergies renouvelables.
Aussi, le Maroc pourra miser et parier sur les ressources naturelles et minières que recèlent les pays Africains à travers des expériences, la présence et les investissements des Firmes Marocaines dans tels créneaux.
De surcroît, l’omniprésence du Maroc dans les marchés africains aura des répercussions sur le plan des recettes d’exportation et de devises et permettra de renforcer la coopération Sud/Sud pour ne pas se scléroser et se lapidifier à la logique unilatérale avec les débouchés Européens.
Par ailleurs, la reviviscence des liens du Maroc avec l’Union Africaine permettra au Maroc, d’outrepasser le cadre bilatéral avec des pays comme le Mali, le Gabon ou le Côte d’Ivoire pour institutionnaliser des relations économiques internationales avec des pays africains dans le cadre d’accords multilatéraux.
En guise d’épilogue, on ne peut que congratuler notre diplomatie économique et politique sous l’impulsion du Souverain Marocain pour cet acquis historique et qui aura des effets vertueux économiques d’abord puis l’instance politique rattrapera l’instance économique où le Maroc pourra jouer pleinement son rôle au sein de cette instance africaine, et arc-bouter mieux de l’intérieur la question du Sahara.

dimanche 24 juillet 2016

Leçons d’un 5éme pouvoir: Facebook et déchets italiens au Maroc


Il continue de faire le buzz sur les réseaux sociaux : L’affaire dite des « déchets italiens » a pris de l’amplitude tant par son caractère irrévérencieux que par son aspect saugrenu. Tout le monde parle des contrats scellés par la ministre déléguée auprès du Ministre de l'Energie, des Mines, de l'Eau et de l'Environnement, chargée de l’Environnement, Hakima El Haite pour l’importation de déchets italiens pour des cimenteries Marocaines et ce à quelques mois de la tenue de la fameuse COP22 et venant juste après la parade " Zéro Mica".

C’est à en perdre son latin ! L’affaire a éclaté par l’annonce, d’abord rocambolesque, de l’accostage d’un cargo au Jorf Al Asfar chargé de deux mille cinq cent tonnes de déchets.

Ce n’est pas le gourou ou le clerc qui s’étonne, mais le simple citoyen Marocain quand on sait que la combustion d’un minuscule sac de plastique dégage cette odeur acrimonieuse et asphyxiante. Que dire alors de tonnes de déchets ?

Il m’a fallu du temps pour réaliser que nous sommes en présence d’un esclandre écologique surtout lorsque nous avons appris que les déchets émanaient de Naples et que dans cette région italienne c’est la mafia qui contrôle le marché des ordures ; des déchets narcotiques italiens que l'on importe d'un pays déjà admonesté par la Cour de Justice Européenne pour son infraction des règles européennes sur la gestion de ses propres déchets à payer une amende de 40 millions d'Euros

Je me mis, alors à me poser des apostrophes, peut être crédules, dont la première était: Nous payaient-ils pour les débarrasser de leurs ordures ou c’est nous qui payons pour les avoir ?

Je me mis alors à m’informer, impulsé non par la simple curiosité légitime devant un phénomène nouveau mais par cette caverneuse acariâtreté que de voir mon pays, son sol et son atmosphère pollués sans vergogne pour une question d’économie de coût de production. "L’avocat du diable" de cette affaire nous annonça en termes rébarbatifs qu’il s’agit de ce qu’ils appellent les RDF (Refuse–derived fuel) qui est un combustible de substitution, un substitut aux combustibles fossiles.

Si vraiment ces déchets étaient des "Refused Derived Fuel" RDF comme le prétend la ministre, pourquoi l'Italie ne les aurait pas utilisés comme combustible pour ses cimenteries. En réalité, l'Italie n'arrive pas à respecter les directives européennes et notamment celle de 2000/76/CE, qui instaurent des limites intransigeantes des émissions de l'incinération des déchets. Autrement dit, ce n'est que parce qu'un pays de l'Union Européenne ne peut destiner ces déchets à la co-combustion industrielle de peur qu'il ne nuise gravement à la santé de ses citoyens et qu'il ne tombe sous le coup des sanctions des instances de Bruxelles qu'il consente à les exporter au Maroc.

Avouons-le, composés de plastique, de carton, de bois ou de tissu, triés puis broyés, « ces déchets sont utilisés par les cimenteries du monde entier ». Dans ma tête de Marocain opiniâtre, je me disais que le plastique reste plastique même broyé et s’il est toxique entier, il restera toxique en poudre !

Une leçon que j’ai pu retenir de cette affaire est que les réseaux sociaux sont devenus un vrai 5éme pouvoir, plus singulièrement Facebook : Nous l'avons vu, nous l’avons appris, la mobilisation sur Facebook a fait agenouiller le Gouvernement Benkirane sur la dénégation des déchets destinés aux cimentiers, comme sur d'autres problématiques sociétales. C'est dire que la majorité que dégage Facebook est de loin plus cohérente et plus homogène que toutes les majorités hétéroclites et à l’emporte-pièce que dégagent nos urnes ‘‘conditionnées’’, à chaque échéance électorale, accouchant ainsi de Gouvernements fantasmagoriques !!!!
In fine, il paraît, aujourd'hui que la parole de Facebook est plus crédible que celle de tous les partis politiques Marocains!!!

mercredi 20 juillet 2016

Quand l'armée ne pourra plus être plus démocratique que les urnes : leçons d’un pronunciamiento Turc


Dans la nuit du 16 au 17 juillet, une partie de l’armée turque a tenté d’organiser un coup d’Etat qui s’est soldé par un fiasco où le gouvernement avait repris la situation en main Samedi. 

Si un ex-voto est à rendre, c’est au peuple turc : Le président Erdogan est apparu sur la chaîne de télévision CNN-Türk dans une courte interview où Il a appelé la population à descendre sur les places et dans les aéroports en signe de soutien.
Des dizaines de milliers de personnes, brandissant des drapeaux turcs, ont bravé les militaires rebelles, grimpant sur les chars déployés dans les rues ou se rendant à l’aéroport d’Istanbul pour accueillir Erdogan. 

Une gratitude au peuple Turc qui est descendu dans la rue pour défendre la légalité, la démocratie et ses institutions, et le peuple turc montre au monde qu’il n’y a de souveraineté que la souveraineté populaire.
Cependant, je ne peux m’empêcher de constater l’aplomb expectatif et l’aphasie observée par les gouvernements Occidentaux et le SG de l’ONU, quatre heures durant, après la tentative du putsch, ce qui dénote du cynisme et de l’hypocrisie de l’Occident. 

Le Jour de la restauration, les mêmes, après que le vent ait tourné, parlent de la nécessité de respecter la légalité et les institutions démocratiques. 
Erdogan en sortira grandi, mais désormais il saura mettre de l’eau dans son vin, pour abandonner le dessein du Califat qui le caresse.

La vraie démocratie secrète de vrais fruits ; Erdogan, a beaucoup fait pour son pays, pour preuve en est la réalisation d’un taux de croissance de plus de 6%, avec un rôle de plus en plus important de l’empire Oottoman sur l’échiquier des relations économiques internationales. Songer un instant si le pronunciamiento avait réussi, qu’aurait dit l’Occident ?? Certainement, les Musulmans ne méritent pas la démocratie’’. Il ne dira pas ‘’ la démocratie ne s’est pas encore enracinée en Turquie’’. 
Avec l’échec de la tentative du putsch en Turquie, c’est tout le monde Musulman qui a été sauvé.

Grâce au soutien populaire de la majorité des Turcs, la Turquie a du putsch manqué,. Si besoin était, l'échec du putsch militaire prouve, si besoin était, que la Turquie s'est engagée résolument sur la voie de la démocratie.
Nulle vengeance, nulle purge, nulle justice expéditive contre les militaires suspects.
La démocratie c'est aussi et surtout une justice impartiale et indépendante. Assurez aux putschistes une justice juste. 

Une grande leçon du putsch Turc : Seul le peuple est capable de défendre la démocratie, seul le peuple Turc a même de sauver ses institutions et il n'y a de légitimité d'un régime que celle que voudrait bien lui conférer le peuple; ce peuple qui reste la seule unique incarnation de la souveraineté nationale et l'armée ne pourra plus être plus démocratique que les urnes.

mercredi 6 juillet 2016

British Exit ou Brexit : Quels rejaillissements sur l’économie Marocaine ?


Les britishs ont filé à l’anglaise en disant oui au "Brexit". Les favorables au retrait du Royaume-Uni de l’Union Européenne (pro-Brexit) l’ont emporté avec 51,9% contre 48,1% pour les pro-européens. La participation au scrutin a été forte, avec 72,2%, selon les chiffres officiels. 

C’est un événement majeur qui met en lumière le scepticisme de plus en plus grandissant des citoyens européens vis-à-vis des instances de Bruxelles. C’est aussi une apostasie cinglante à 60 ans de construction européenne. Les équivoques du Royaume-Uni vis-à-vis à l’Union européenne existent de longue date, et celui-ci n’a d’ailleurs jamais joué de rôle moteur dans la construction européenne, bien au contraire.

Au-delà, ce vote met en lumière l’incapacité des "élites " européennes à se mettre au niveau des citoyens pour leur expliquer cette belle idée qui est l’Europe : Un destin commun, une ouverture sur le monde et un espace de paix et de tolérance. Ce vote, c’est aussi la victoire de la compagne sur la ville, du passé sur l’avenir, des crispations sur l’émancipation et des vieux sur les jeunes. Faut-il préciser que les deux tiers de plus de 60 ans ont voté en faveur de la sortie de la Grande Bretagne de l’Europe. 

Il est pour l’instant très épineux de supputer de façon précise les rejaillissements économiques de ce vote. Certes, la GB sera mortifiée par cette décision ; la volatilité des marchés financiers et par ricochet de celle de la croissance économique de la GB continueront à sévir dans le court et le moyen terme. Mais les estimations économiques des conséquences du Brexit sont discutables et sont tributaires des variables examinées, des méthodes de simulation ou économiques préconisées et de la période considérée dans le futur.

Néanmoins, dans le cas de l’économie Marocaine, on peut avancer que le Brexit aura un impact sur les échanges commerciaux entre le Maroc et la Grande-Bretagne. En effet, suite à la sortie du Royaume-Uni de l'UE, il y aura un rétablissement des droits de douane entre les deux pays et, de facto, il est à craindre une décrue des échanges commerciaux entre Rabat et Londres. A cet égard, le Maroc, qui possède un statut avancé avec l’UE, doit entamer des négociations avec la Grande-Bretagne pour sceller de nouveaux accords de libre-échange de façon à rétablir l'exonération des droits de douane. Aussi, Le Maroc devrait avoir une vision ouverte et être capable de négocier des accords Win-Win, surtout que la Grande-Bretagne sera un pays libre des restrictions européennes ; un processus qui risque de prendre du temps et d'affecter les échanges commerciaux entre les deux pays.

Toutefois, nous devons souligner que l’impact commercial sera minuscule. A l’appui de nos dires, nous n’avons pas une connexité économique forte avec le Royaume-Uni dans la mesure où le volume des importations est moins important (15éme fournisseur du Maroc) ; le déficit de la balance commerciale entre le Maroc et le Royaume-Uni est estimé à la fin de 2015 à 1,98 milliard de DHS, un faible chiffre au regard du solde de notre balance commerciale qui s’élève à 300 milliards de DHS en vertu des statistiques de l’Office de changes. 

Les exportations du Maroc vers la Grande-Bretagne sont estimées à 6,01 milliards de dirhams, alors que ses importations s’élevaient à 7,99 milliards de dirhams à fin 2015. Ce volume d’échange est analogue aux échanges avec des pays du MENA, à l’instar de l’Egypte à titre illustratif.

Devenu un pays hors UE, le Royaume-Uni pourrait aiguiller et brasser différemment ses relations avec le globe, en optant pour tel ou tel bloc commercial régional et on s'interpelle, dans le futur, si le Maroc figurera parmi les prévalences de la Grande-Bretagne ? D’où l’effort que le Maroc doit fournir en matière d’agressivité commerciale et de promotion de l’image du Maroc au pays du big ben. 

Sur un autre registre, si la sortie de la Grande-Bretagne de l’UE causera une régression économique au niveau européen, la demande européenne adressée au Maroc connaîtra une baisse, qui sera émoussée et estompée par la diversification des débouchés du royaume.

Sur le volet des relations financières et monétaires internationales, le retrait du pays de Shakespeare de l’UE n’aura qu’un effet infime sur les Investissements Directs Etrangers IDE dans la mesure où le Royaume-Uni est le 62ème investisseur au Maroc et le Royaume du Maroc ne reçoit que 1% des investissements britanniques dans le monde.

Aussi, l’impact sera chétif au niveau de la balance des invisibles (services) étant donné la modestie du nombre de touristes qui passent leurs vacances au Maroc qui sont loin derrière les Français, les Espagnols ou les Allemands.

Au niveau de l’échange monétaire, Il n’y aura aucun impact à ce niveau, puisque le Maroc est arrimé à l’euro et compte un panier monétaire diversifié en fonction des liens commerciaux entre les partenaires économiques. Certes, ce facteur aura une légère incidence sur les exportations marocaines (agriculture et pêche) vers le Royaume-Uni en termes de valeurs mais pas en termes de volume qui restera, semble-t-il inchangé. 

Sur le plan des flux migratoires : La Grande Bretagne n'ayant jamais fait partie de l'espace Schengen, ne verra pas sa politique aux frontières modifiée fondamentalement, notamment pour ce qui est de la délivrance de visas. Il en est de même pour sa politique migratoire, puisque le pays n'a jamais connu une forte présence d'immigrants Marocains ; leur nombre est estimé en 2013 à peine 70.000, très loin des 1,3 million en France et de ce fait Le Brexit aura un ricochet dérisoire sur les transferts des MRE.

A long terme, le véritable risque, c'est qu'il y ait un regain des mesures de représailles et des réflexes protectionnistes, d'où un rejaillissement négatif sur nos accords avec l'UE, auquel cas on sortirait de la logique multilatérale à un ajustement de nos politiques commerciales dans un cadre bilatéral.





lundi 4 juillet 2016

Blasphème contre Ramadan, Blasphème contre l’humanité


Un diabétique Marocain rétamé et castagné à Rabat pour avoir bu en public n’est ce pas un blasphème contre Ramadan ? Une femme, à Marrakech, tyrannisée, rudoyée et terrifiée pour son rhabillage n’est ce pas un sacrilège contre Ramadan et l’humanité??? Un jeune homme a été roué de coups après avoir allumé une cigarette dans une salle de jeux à Marrakech n’est-ce pas flétrissure et opprobre contre l’humanité ???

Une religion si irascible, si spleenétique, un culte si neurasthénique à s'immiscer dans les affaires privées du commun des mortels. Je me rejoins à Ghandi quand il dit, noir sur blanc, que “Là où il y a la peur, il n'y a pas de religion.” Et j’adhère à Romain Rolland quand il prêche que “La violence n'est le Credo d'aucune religion.”

Ce comportement moyenâgeux qui statufie le quotidien ramadanesque du Marocain n’est que fanatisme et monstre qui ose se dire le fils de la religion pour reprendre une l’expression de Voltaire.
Cette attitude médiévale qui méduse de plus en plus les Marocains est-il une réplique et nouvelle mouture de dire non à Al-Fassad ?

Al-Fassad est à piocher dans les rugosités sociales, il est à creuser dans la déprédation et les stellionats des deniers publics, dans l’injustice, l’iniquité, l’arbitraire et la partialité.
Si Khalil Gibran disait que “Votre vie quotidienne est votre temple et votre religion.”, je dirai que votre comportement au jour le jour est votre religion. Assez de blasphème contre l’humanité.

A l’extrême, “Une société d'athées inventerait aussitôt une religion.” disait Honoré de Balzac dans le catéchisme social. C’est le cas de John Lennon (Beatles) quand il chante "Imagine" en rimes et syllabes “Imagine qu'il n'y ait ni pays, ni religion.”

Pour donner âme à la religion, ne faudrait-il pas amorcer par l’étiquette de l’éthique et de la morale. Chateaubriand n’a-t-il pas dit, à cet effet, “que ce n'est pas la religion qui découle de la morale, c'est la morale qui naît de la religion.”

Pour donner âme à la religion, n’est-il pas temps d'instaurer la religion de l'amour pour paraphraser Louis Aragon, car, sans amour, toute religion n'est qu'une sorte de divertissement métaphysique pour citer André Esparcieux. 
A cet égard, faisons de notre morale notre religion, faisons de notre justice notre religion, faisons de notre humanité notre religion, faisons de notre humanité notre opium.

Pour épiloguer, j’exhume la célèbre sagesse du pamphlétaire british Thomas Paine “Mon pays est le monde, et ma religion est de faire le bien. ” car, in fine, il n y a qu’une seule religion : l’Humanité. 



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