jeudi 19 novembre 2015

Quel profilage du projet de loi de Finances 2016 au Maroc au regard du dernier mandat du Gouvernement Benkirane ?


Dans les finances publiques, la loi de finances détermine, pour un exercice, la nature, le montant et l’affectation des ressources et des charges de l’État, ainsi que l’équilibre budgétaire et financier qui en résulte. Elle constitue le cadre qui permet à la deuxième chambre d'approuver le budget de l'État.

Au Maroc, Le PLF 2016 intervient dans une conjoncture internationale perturbée où la poursuite de la reprise de l'économie mondiale se fait à des rythmes différenciés selon les régions et les pays avec des perspectives prometteuses pour la région euro-méditerranéenne, favorisant la demande étrangère, et la baisse des prix du pétrole sur les marchés internationaux.

Aussi, cette année, le projet de loi de finances 2016 se différencie de par la particularité qu’il est le dernier budget du Gouvernement Benkirane. Pareillement, le PLF 2016 intercéde au cours d’une année marquée notamment, par l’entrée en vigueur de deux grandes réformes structurelles, la régionalisation avancée scellant un rôle majeur aux collectivités territoriales, aux côtés de l’Etat en matière de développement socio-économique et la nouvelle Loi Organique relative à la loi de Finances qui offre de nouvelles perspectives de modernisation du processus de gestion des finances publiques.

Le fait que ce projet de loi de finances estampille le dernier mandat du Gouvernement Benkirane, mise-t-il sur le social pour donner des clignotants positifs pour les nouvelles législatives 2016 ? Table-t-il sur de bons augures économiques et sociaux pour les prochaines législatives ? Ceci est d’autant plus vrai que d’un point de vue conceptuel et théorique, une loi de Finances est un moyen pour atteindre des objectifs préalablement fixés et non une fin en soi.

D’emblée, l’Exécutif Benkirane a tranché le nœud gordien en menant à terme son mandat sans toucher aux sacro-saints équilibres macro-économiques. En effet, le projet de loi de Finances 2016 présage un taux de croissance de 3%, une élision du déficit budgétaire à 3,5% contre -4,3 % en 2015 après -6,8 % en 2012, -5,1 % en 2013 et – 4,6 % du PIB en 2014, l’ankylose du taux d'inflation à 1,7% du PIB et la création de 25.998 emplois.

Le PLF 2016 prévoit un budget d'investissement public total de 189 Milliards de Dirhams, dont 61 Milliards relèvent du budget de l'Etat avec un soutien particulier au Programme d’accélération industrielle et au Plan Maroc Vert, lequel profitera d'une enveloppe globale de 11 Milliards de dirhams pour financer 497 projets dont 85 nouveaux.

Pour 2016, le Team Benkirane table sur une croissance de 3 % contre 5 % attendu en 2015 et donc moins optimiste que le FMI et la banque Mondiale qui gagent respectivement sur 4,8% et 5%. Une décélération qui cadre avec la sinuosité attendue des activités agricoles sous l’hypothèse d’une campagne céréalière moyenne de 70 Millions de quintaux après un record de 115 Millions de quintaux en 2015. Cette prévision tient compte également des éléments d’incertitudes qui pèsent sur l’évolution de la conjoncture, en lien avec l’affairement économique chez nos principaux partenaires commerciaux et ses réverbérations sur la dynamique économique nationale, notamment, en matière d’activité touristique.

Le taux de croissance de 3% sur lequel mise le Gouvernement est supposable vu le contexte actuel de baisse des prix du baril de l’or noir sur les marchés internationaux. Ceci d’autant plus qu’il correspond peu ou prou à la boule de cristal du HCP (2,6%) et le CMC (2,8%). Quant au taux d’inflation, il reste dans l’ordre de l’acceptable bien que la baisse des prix du pétrole ne se soit pas indexée sur les prix des produits finaux.

Le déficit budgétaire est présumable d’autant plus qu’il sera morigéné par la fiscalité comme c’est coutumièrement le cas et ceci est ostensible à travers déjà les augmentations de la TVA via la hausse des impôts, notamment des produits destinés au grand public, comme l’habitat social, les produits alimentaires et le transport ferroviaire, ainsi que l’augmentation de l’IS qui risque de dissuader les opérateurs économiques.

A l’égard des investissements publics, nous notons qu’en dépit d’une légère augmentation des crédits qui leur sont alloués, ces derniers demeurent aiguillés vers les établissements et entreprises publics et, partant, il devient de plus en plus nécessaire de déféquer la part de leur contribution dans le BGE budget général de l’Etat.
Faut’ il souligner que la supputation de l’impact de l’investissement n’a jamais été analysée en profondeur. Faut-il signaler que ce qui importe aujourd’hui, ce n’est pas le taux des investissements mais plutôt leur impact réel. Ne renvoit-il pas à une faiblesse dans la gouvernance de la mise en œuvre des projets à même d’assurer un juteux taux de réalisation des investissements ?

L’annonce de la création des 25.998 emplois ne semble pas aller de concert avec l’hypothèse d’un minuscule taux de croissance de 3% pour au moins deux raisons :

- Primo, le gouvernement a seulement ajouté 6.000 nouveaux postes budgétaires comparativement à l’année précédente, soit une sorte de clearing partiel au regard d’un taux de croissance de 3% qui n’est pas à même de permettre de créer un nombre de postes d’emploi d’envergure.


- Secundo, le secteur privé risque d’être mis à fleur de peau par l’augmentation de l’IS et ne créera donc pas de postes de travail en nombre suffisant pour consumer et déglutir les milliers de demandeurs d’emploi qui arrivent annuellement sur le marché d’emploi et qui seront des laissé-pour-compte aussi bien pour l’administration publique que pour les entreprises privées ce qui détonne avec le peccavi de l’actuel Exécutif que la création d’emplois sera maintenue au minimum requis. L’Etat recourt au subterfuge du redéployer les fonctionnaires pour maintenir la qualité des services offerts aux citoyens et combler le déficit en effectifs au niveau territorial et sectoriel.

Aussi, le taux de croissance à atteindre au cours de l'année prochaine ne permettra pas de réaliser les équilibres réels au niveau de l'emploi et l'équité entre les régions d’autant plus près de 68% des montants mobilisés bénéficient à deux régions, à savoir Casablanca-Settat et Rabat-Salé-Kénitra ce qui exhibe une répartition géographique inéquitable des investissements.

En sus, le PLF 2016 prévoit une taxation de la TVA sur le blé et le maïs ce qui n’est pas sans risque de créer des problèmes notamment pour le secteur de l’élevage dans la mesure où le maïs importé entre dans les intrants de plusieurs produits alimentaires et avec la taxation du secteur agricole, l’élevage ne sera pas à l’abri de subir les conséquences de la politique du gouvernement Benkirane et de les répercuter sur le prix d’achat en gros et au détail de certains produits alimentaires et viandes, notamment blanches, fortement consommés par les couches besogneuses.

En guise d’épilogue, si comme comme à l'accoutumé, à chaque exercice de débat annuel du projet de loi de finances, faudrait-il s’attendre, en singulier, aux altercations et échauffourées de l’opposition politique et de certains partenaires socioéconomiques CGEM d’autant plus que 2016 est une année charnière coïncidant avec les prochaines législatives ? Pour le Team Benkirane, les considérations d’orde macroéconomique et macro financier ont pris le pas sur celles de surechères politiques politiciennes et n’ont pas rétrocédé au regard des prochaines législatives 2016.

dimanche 8 novembre 2015

Après 40 chandelles de la Marche verte : vers une accolade entre le Sahara Marocain et le reste de l’Afrique


Après l'indépendance du Maroc, l’immuable Marche verte a été un acte bâtisseur de l'identité Marocaine. Le génie de la démarche de Feu Hassan II a été majestueusement écrit en noir et blanc dans des livres et des documentaires. Aussi, les images plus que fortes des milliers de citoyens marocains, marchant pacifiquement vers le sud pour libérer leur Sahara avec avec seules armes le livre Sacré du Coran, la foi et le drapeau National , ont servi à sécréter la légende et à abreuver le mythe.
La marche verte a été un élément édificateur de l'actuelle réalité marocaine. 40 chandelles après, il est inimaginable de réfléchir sur le devenir politique et économique du Maroc sans faire référence à cet événement qui a militarisé toutes les énergies et influencé toutes les orientations. En termes de séquences, la Marche verte avait signalé l’hémistiche historique: Après avoir eu son indépendance, la Maroc s'était lancé dans l’impérieuse nécessité du fignolage de son intégrité nationale. 

Cette approche innovante avait un prix : Économiquement, il était question littéralement de verdoyer le désert, de transsubstantier ces provinces pour les mettre à niveau et en eurythmie avec le reste du Maroc. Le prix était rocambolesque comme l'avait résumé le Souverain Marocain dans son discours du 6 novembre dernier "Pour chaque dirham des recettes de la région, le Maroc investit 7 dirhams dans son Sahara". Cet investissement était une gigantesque oblativité et sacrifice consenti par toutes les composantes du Royaume pour venir en aide à cette région et sa population marocaine naguère esseulée . Pour le Maroc, il s'agissait de gagner le combat de la mue et de l'intégration économique. Pari largement réussi et triomphé, en témoigne les prouesses des projets structurants qui ont distingué ces territoires. 
Certes, faut-il rappeler qu’avant d'atteindre cet objectif, il a y eu l’affliction du feu et de la guerre. Les sacrifice humains consentis par les forces armées royales impliquées dans la bataille conte la rébellion armée et téléguidée par les voisins algériens et libyens ont été le prix à payer pour gagner militairement la guerre de l'unité nationale. Les bravoures de l'armée Marocaine à travers l'efficace stratégie du Mur défensif et celle offensive du retour des rebelles séparatistes ont sommé une réalité militaire nouvelle, à travers un cessez le feu durable, qui a permis au Maroc de faire parade de son argumentaire politique et diplomatique.  

Faut-il souiligner que le Maroc aurait pu enceindre irréversiblement ce conflit depuis longtemps et ne pas attendre la fin d'une quatrième décade pour le faire s'il ne devait compter avec la pathologie monomaniaque et obsessionnelle de son voisin algérien qui a en effet fait de l'amputation et l’abscission du Maroc de son Sahara un but stratégique vital pour la survie de son institution militaire et de ses intérêts. À travers cette politique belliqueuse assumée, Alger voulait réaliser deux objectifs :

-Primo, avoir un accès à l'Atlantique à travers l'instauration d'une république tissée de son imagniaire.

-Secundo, éreinter le Royaume du Maroc dont le leadership régional donne une agrypnie à la direction algérienne. Pour atteindre ce but, Alger n'a pas liardé sur les moyens. Elle mobilise des fonds immenses, souvent au préjudice du développement de sa propre population, pour soutenir les séparatistes du Polisario au point de faire de leur cause la principale préoccupation de son appareil diplomatique et sécuritaire.
40 chandelles après la Marche verte lancée dans une grande euphorie populaire par Feu Hassan II, le Roi Mohammed VI a choisi de célébrer cet anniversaire en prononçant un discours historique dans la ville de Laâyoune. Une catilinaire qui a dévoilé l'euphorie économique de consolider l'unité nationale et l'enthousiasme de lancer des chantiers de développement de taille. Un panégyrique qui marque l'air du temps et donne à cette célébration un précieux relent d'histoire et une intonation particulière. D'ores et déjà, les affaires du Sahara opéreront une rupture avec l'économie de rente, et des privilèges et la défaillance de l'initiative privée, ainsi qu’un hiatus avec la mentalité de la concentration administrative.

Les provinces sahariennes du Maroc vont devenir l'épicentre économique de la politique de régionalisation avancée où " L'application du modèle de développement de nos provinces du Sud traduit notre fidélité à notre engagement auprès des citoyens dans nos provinces du Sud pour ériger celles-ci en un véritable modèle de développement intégré"
Ce modèle économique sera " un pilier d'appui pour l'insertion définitive de ces provinces dans la patrie unifiée, et pour le renforcement du rayonnement du Sahara, comme centre économique et comme trait d'union entre le Maroc et son prolongement africain".

C'est pourquoi de grands moyens seront déployés pour la réalisation de grands chantiers et de projets sociaux et médico-éducatifs, dans les régions de Laâyoune Sakia El-Hamra, Dakhla Oued Eddahab et Guelmim Oued Noun.
A titre illustratif, dans le domaine des infrastructures, il sera procédé au renforcement du réseau routier de la région, à travers la réalisation d'une voie express, aux normes internationales, entre Tiznit, Laâyoune et Dakhla et la
construction d’une ligne ferroviaire de Tanger à Lagouira, pour relier le Maroc au reste de l'Afrique.

Ces initiatives Royales seront confrontés avec la mise en place d’un cadre juridique incitatif pour l'investissement, garantissant au secteur privé national et étranger, la visibilité et les conditions de compétitivité nécessaires pour contribuer au développement de la région.
Aussi, pour soutenir les entreprises et l'économie sociale et assurer l'emploi et un revenu stable, il sera créé un fonds de développement économique ayant pour vocation à renforcer le tissu économique.

Après 40 chandelles et pour paraphraser Feu Hassan II "Il ne faut pas perdre son temps à avancer des arguments de bonne foi face à des gens de mauvaise foi.", il n’est plus question de défendre le Sahara du Maroc , ça relève, à notre sens aussi bien d’un pléonasme que d’une périssologie. 

Il est question, dorénavant, d’un maillage économique et ce en ouvrant la porte à nos partenaires économiques internationaux, Etats et entreprises mondiales, pour profiter des opportunités d'investissement que recèle la région envue de raccorder le Sahara Marocain avec le reste de l’Afrique.

dimanche 1 novembre 2015

Le Roi Mohammed VI à la conquête de l’Inde : Vers un raccordement entre l’Afrique et l’Asie


Feu Hassan II n’a-t-il pas inscrit dans les anales de l’histoire son indélbile métaphore "Le Maroc est un arbre dont les racines plongent en Afrique et qui respire par ses feuilles en Europe". Le Roi Mohammed VI met au large beaucoup plus large sa vision et pense que le Maroc peut, tout aussi, respirer par ses feuilles en Asie à travers sa participation au troisième Forum Inde-Afrique 2015.
Rétrospectivement, dès les années 1950, le partenariat indo-marocain a été placé sous les auspices de Mohammed V et de Jawaharlal Nehru, chevilles ouvrières du mouvement des non-alignés. Le grand-père du souverain Marocain Mohammed VI, se rapprocha de certains leaders et convia ces dirigeants africains à s’unir contre la puissance coloniale. Depuis Jawaharlal Nehru, qui était proche de Mohammed V, l'Inde considère l'Afrique comme un voisin proche et les grands groupes locaux s'y sont installés très tôt, dès les années 1960 pour le fameux conglomérat géant Tata.

Plus d’un demi-siècle après, le Roi Mohammed VI ressuscite et exhume l’histoire à travers sa participation au Forum Inde-Afrique après sa première visite en tant que prince héritier en Inde en 1983, à la tête de la délégation du Maroc à la conférence des non-alignés, et aussi celui de ma première visite officielle en tant jeune Roi en 2001.

Dans cette 3ème édition du Forum Inde-Afrique , le Souverain Marocain prêcha un discours historique à maints égards :


- Primo, il sort l’Afrique de la dimension passéiste pour la placer sur la voie Royale de l’avenir.

- Secundo, c’est un éloge porteur d’une nouvelle vision de partenariat afro-indien Win/Win.

- Tertio, c’est une apothéose révélatrice d’une nouvelle approche multidimensionnelle de développement qui veut métamorphoser l’Afrique, habituellement passive en acteur dynamique de la globalisation économique.

En sus de la portée politique du dithyrambe royal, c’est la place assignée au développement économique et plus singulièrement au co-développement : Tata Chemicals est d'ailleurs en joint-venture avec l'OCP dans IMACID qui produit de l'acide phosphorique à Jorf Lasfar. L'Inde est un des plus gros clients de l'OCP: Premier importateur d'acide phosphorique (avec plus de 40% des exportations), deuxième importateur de phosphate brut.

Aussi, Les entreprises indiennes s’intéressent tout particulièrement aux secteurs textile, pharmaceutique, sidérurgique et phosphatier, autant de domaines où les Marocains ont développé une certaine maîtrise aussi bien en amont qu’en aval. C’est à cet effet que le patronat marocain, représenté par sa présidente Miriem Bensalah Chaqroun, a scellé un partenariat avec la fédération indienne des chambres de commerce et d‘industrie dans l’ambition de remplumer les relations économiques et financières ente le Maroc et le géant Indien. L’objectif escompté est de foisonner l'échange des missions commerciales, et à se communiquer mutuellement toutes les informations susceptibles de féconder le climat des affaires entre les deux pays en vue de promouvoir en osmose et réciprocité, dans une logique de gagnant-gagnant.

En sus, Le Maroc peut leur offrir cette possibilité et, ce faisant, en tirera profit pour diversifier ses débouchés et ses partenaires : Le président de la Chambre indienne de l'Industrie et du Commerce Saurabh Sanyal qui a reconnu que les entrepreneurs de son pays ne réussissent pas pénétrer le continent africain et que leurs homologues marocains peuvent les y aider. Les Indiens profiteront de l’implantation des Marocains sur leur continent et les Marocains bénéficieront de la puissance économique, financière et technologique du géant asiatique, avec son 1,2 milliard d’habitants et un PIB brut de 1 171 Mds de $, soit 2,15 % du PIB mondial, ce qui en fait la 12ème puissance économique.

A cet égard, on ne manque pas de souligner la vision optimiste du Roi Mohammed VI sur le continent noir : Là où les occidentaux ne voient que la moitié vide du verre qui est le risque, le Souverain Marocain voit au contraire la partie pleine du verre qui est l’opportunité économique. Cet optimisme Béa sur l’Afrique et cet engagement économique aura pour corollaire d’enclencher une dynamique macro-économique vertueuse porteuse de stimulation de la croissance économique.

Via cette odyssée royale, le Souverain Marocain inhume la conception restrictive et figée de la coopération internationale étayée pour l’essentiel sur les relations diplomatiques changeant au gré des aléas politiques. A cet égard, le Souverain n’a-t-il pas dit que " Il est donc impératif que cette coopération s’affranchisse de l’héritage du passé, et qu’elle soit dédiée au service des intérêts stratégiques de nos pays. La coopération sud–sud que nous appelons de nos vœux n’est pas un simple slogan ou un luxe politique superfétatoire. C’est plutôt une nécessité impérieuse, imposée par l’acuité et l’ampleur des défis qui se posent à nos pays. De fait, il est impossible de compter sur les formes traditionnelles de coopération, qui sont désormais incapables de répondre aux besoins croissants de nos peuples"

A l’image de ce partenariat et dans son dithyrambe royal, le Roi ambitionne de dilater la coopération entre les deux pays, notamment dans la recherche scientifique, technologique et de la formation des cadres. A ce titre, le génie du Souverain Marocain sait que l'investissement dans le capital humain est l’un des meilleurs moyens de barrer la voie aux tendances de radicalisation extrémiste en Afrique et tarit les sources dans lesquelles s’abreuve l’islamisme radical. Sur ce registre, Feu Hassan II, en Mai 1961, au palais du Ryad, n’a-t-il pas dit à l’ambassadeur des USA à l’époque, son excellence Philip Bonsal que " L’avenir du monde dépend de la stabilité en Afrique".

Si le Souverain a tenu à participer en personne à ce forum c’est bel et bien pour matriculer et immatriculer, " urbi et orbi ", les potentialités que recèle l’Afrique et prouver que New Delhi avait fait le judicieux choix dans sa quête d’un partenaire fiable, crédible et responsable en Afrique en tablant sur son développement, en pariant sur l’aspiration démocratique du peuple Africain et en misant sur le succès d’une vision qui transcende le conjoncturel et le mercantile pour s’intéresser au structurel, au fondamental avec comme trame de fond l’Homme Africain.

Newer Posts Older Posts