vendredi 23 octobre 2015

Climat des Affaires Internationales 2015 et IDE en Afrique : Quels impacts ? Quels liens ?


L’ouverture, à travers le Commerce International et l’assainissement du climat des affaires semble être aujourd'hui un catalyseur de la croissance économique et de l’attractivité des investissements directs étrangers (IDE) tant dans les pays émergents que dans les pays développés. On peut donc affirmer qu’un consensus se dégage, sous certaines conditions, aussi bien parmi les chercheurs que les décideurs, ainsi que les Organisations internationales (FMI, Banque Mondiale, MIGA, CNUCED, FIAS) sur la pertinence de cette relation.

La CUCED www.unctad.org justement vient de publier, hiere Mercredi dernier 24 juin 2015, son fameux et volumineux rapport vert sur l’investissement dans le monde qui dresse un panorama d’ensemble sur les grandes tendances de l’IDE dans les 4 coins du Globe. Qu’en est-il du Contient Noir en matière de cette symbiose entre le climat des affaires et les IDE ?

Les auteurs du rapport répliquent que pour l’année 2014, ce sont les grandes unités interterritoriales, selon l’expression de Maurice Byé, des pays en développement comme la Chine et l’Inde qui boostent les activités dans le continent Africain. Pour l’ensemble de l’Afrique, les flux des IDE sont dans l’ensemble restés stables, à 54 milliards de dollars.

En sus, les fusions-acquisitions africaines ont augmenté de 32%, passant de 3,8 milliards de dollars en 2013 à 5,1 milliards de dollars en 2014, surtout dans les activités financières et dans les secteurs pétrolier et gazier suite et corollaire d’un grand retrait de grands mastodontes Français, Nord-Américains et British qui se sont dégagés de l’Afrique.
Par ventilation sectorielle, les services représentent la plus grande part des IDE vers l’Afrique et se concentrent dans un nombre relativement restreint de pays, notamment le Maroc, le Nigeria et l’Afrique du Sud.
Les projets dans l’infrastructure, les activités financières et le transport gagnent en importance. C’est le cas aussi dans le réseau en expansion des technologies de l’information et de la communication.

Le Maroc, l’un des rares pays de la zone Africaine à avoir échappé à la crise et du printemps Arabe, est devenu de fait l’un des pays les plus alléchants en matière d’investissements directs étrangers (IDE) : les entrées d’IDE en 2014, ont augmenté de 9% au Maroc pour s’élever à 3,6 milliards de dollars.
D’après les auteurs du rapport de l’investissement dans le Monde de l’année 2015, le Royaume s’est démarqué en tant que pôle de services et se positionne comme un "bridge" vers le continent noir : Les opportunités offertes par Casablanca Finance City www.casablancafinancecity.com ont contribué à attirer les grandes entreprises multinationales telles que BNP Paribas, AIG, Boston Consulting Group, Microsoft et Ford. Les investissements dans les infrastructures, dans les TIC, la stabilité politique, la proximité de l'Europe et surtout l’assainissement du climat des affaires constituent aux yeux des rapporteurs du rapport vert les atouts du Maroc pour attirer les IDE sur le contient Africain.
Aussi, L’engouement du Maroc a été aussi relevé par l’étude «Africa Attractiveness Survey 2015» du cabinet Ernst & Young www.ey.com qui le classe comme troisième destination des investissements directs étrangers en Afrique en 2014.

Faut-il rappeler, selon les investigations économiques antérieures du Ministère du Commerce, de l'Industrie, de l’investissement et l’économie numérique www.mcinet.gov.ma , que 26% de ces IDE ont été captés par l'industrie grâce entre autres, à l’arrivée de Renault à Tanger en 2011 qui a entraîné avec elle depuis, un cortège de sous-traitants. À cela se sont ajoutés des projets dans l'aéronautique (Bombardier), la pharmacie (Sanofi) ou l'aéronautique (Figeac Aero).

Par ailleurs, les IDE en Afrique et grâce à la toute récente implantation de PSA Peugeot Citroën avec qui, le Maroc, a signé un accord pour l’implantation d’un Complexe industriel avec un:
- Un investissement industriel de 6 milliards de dirhams au Maroc,
- Une production de véhicules à partir de 2019,
- Une capacité de 200 000 véhicules et 200 000 moteurs à terme,
- Un taux d’intégration de 60% au démarrage et de 80% à terme.
Certes, l’assainissement du climat des affaires internationales a eu un impact sur l’attractivité des IDE en Afrique et en particulier pour le Maroc nonobstant que les flux des entrées d’IDE en Afrique ont diminué de 15% à 11,5 milliards de dollars en raison des tumultes et conflits qui sapent plusieurs pays.
Le débat reste ouvert quant à l’identification des canaux de transmission à travers lesquels l’ouverture affecte la croissance économique et stimule la captation des capitaux étrangers.
Des études récentes ont montré que le capital humain est une condition nécessaire, mais non suffisante pour qu’un pays puisse profiter des effets bénéfiques du commerce et de l’attractivité des investissements extérieurs.
Le capital humain apparaît comme un complément du commerce et des IDE. Ces derniers sont susceptibles d’influencer positivement les ressources humaines en encourageant une éducation de qualité. Dans certains cas, les étudiants choisissent des filières scientifiques ou de management pour anticiper la demande des firmes multinationales (FMN) en main-d’œuvre qualifiée, car, in fine encore faut-il que le pays hôte arrive à « absorber » la technologie importée par les investisseurs étrangers : Une dimension importante de la diffusion de l’innovation concerne la « capacité d’absorption des firmes ». C’est l’aptitude des firmes à apprendre à utiliser les technologies développées ailleurs ou à convertir ces technologies en des savoir-faire. La capacité d’absorption des firmes dépend du niveau de connaissances ainsi que du processus d’apprentissage. Tout compte fait, "Il n’est de richesse que d’hommes" pour exhumer le célèbre aphorisme de l’économiste Jean Boudin !!

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