mardi 29 décembre 2015

Zouj frank : Seul point de convergence entre la majorité et l’opposition


Pendant l’émission " Dayf Al Oula " du Mardi 15 décembre 2015 sur la première chaîne publique Al Oula, le présentateur de l’émission, Mohamed Tijini, a posé une question sur le salaire et la retraite des ministres et des parlementaires à Mme Charafat Afilal, ministre déléguée auprès du ministre de l’Energie, des mines, de l’eau et de l’environnement, chargée de l'eau. La ministre du Parti du progrès et du socialisme , anciennement Parti communiste du Maroc a qualifié la question de " populiste" et y a réagit vivement. Et à la question de savoir s’il faut mettre un terme aux avantages et privilèges des ministres et parlementaires, notamment leur retraite dorée, la ministre du parti politique marocain d'idéologie socialiste a fait noyer le poisson dans l’eau et a tenté maladroitement que le parlementaire ne touche que Zouj Frank (deux francs), le pauvre. Le ministre, selon ses dires, dispose d’un mandat de 5 ans, mais c’est comme s’il avait travaillé 15 ans ou 20 ans. 

Tirés par les cheveux, des propos qui ont soulevé un tollé et déflagration sur les réseaux sociaux et les journaux et même sur les chaînes étrangères et certains allant jusqu’à la surnommer "la ministre à deux francs", d’autres la désignant digne successeur de Mohamed Ouzzine, ex-ministre controversé de la Jeunesse et des sports.

Les propos de la Ministre du PPS relatifs à la retraite des parlementaires et des Ministres nous amènent à soulever deux grandes interrogations :

- Primo, dans le mandat actuel du Gouvernement Benkirane, la pérennité de la retraite des Ministres et Parlementaires émane des partis politiques de gauche et d’obédience islamique PJD, qui , autrefois étaient, dans l’opposition, des partis politiques qui se prétendaient toujours être de proximité du peuple Marocain, ce qui nous interpelle à poser la subtile apostrophe sur l’échauffourée et la polémique entre l’opposition et la majorité durant ces 4 dernières années. Avouons le et disons nos 4 vérités en face : Les Forces parlementaires, au Maroc, sont en désaccord sur tous les points, mais en parfaite eurythmie et même fraternité sur l’éternelle pension viagère des Ministres et Parlementaires,

- Secundo, le chef de exécutif propose une mouture des plus insolites de la réforme de la retraite sans au prélude, se poser la question que cette refonte commence justement par les Zouj frank qui n’a aucune assise juridique et de facto le 1er Ministre n’a qu’une seule réforme en point de mire : toucher les humbles fonctionnaires dans leur seul et unique source de revenu, dans leur seul franc , un Gouvernement qui a validé plusieurs réformes qui touche l’écrasante majorité des pauvres et tend piano piano à éroder ce qui reste de la classe moyenne pour lui faire accolade avec la classe pauvre pour distiller, in fine, une large classe démunie. Comment peut-on parler dans ce cas, d’une croissance économique tirée par la demande ?

Contextualisons les propos de Madame la Ministre PPS , en occurrence Zouj Frank : Le Gouvernement barbu light reste en mode silence radio sur la retraite des parlementaires sans aucun appui juridique et ce dans une phase où l’actuel Gouvernement prêche à cor et à cri des textes sur la lutte contre la corruption, l’économie de rente et la rationalisation des deniers publics.

Certes, le Gouvernement actuel peut nous acculer par une ruse réponse que la retraite des Ministres et Parlementaires est un héritage et leg du passé et que ce n’est pas nouveau et là je répliquerai que la réforme de la retraite n’est pas non plus du nouveau et que l’exhumation du dossier de la réforme de la retraite des Fonctionnaires commence quand sera inhumé la retraite des Ministres et Parlementaires et ce pour deux raisons :

1- Il n’y a aucune loi qui octroie aux députés les Zouj Frank vocable de Mme Charafat Afilal, ministre déléguée auprès du ministre de l’Energie, des mines, de l’eau et de l’environnement, chargée de l'eau

2- La pension du parlementaire, après la fin de son mandat, le transforme en fonctionnaire fantôme qui bénéficie d’une pension à vie sans aucun texte juridique, car faut-il le rappeler : les indemnités parlementaires prennent fin avec la fin de leur mandat et de fait il n’y a aucune pièce à conviction qui accorde au parlementaires les Zouj Frank.

Somme toute et au nom de la démocratie, le chef de exécutif est astreint à fournir des justificatifs juridiques sur les Zouj Frank. Aussi, l’opposition, qui reste silencieuse sur les Zouj Frank, devra donner des signaux de bonne foi à la société civile ( fonctionnaires) pour mettre en four du parlement le débat sur la retraite des Ministres et Parlementaires, un débat s’il y en aura, calibrera de manière tangible la convergence et/ou la divergence du député entre son intérêt personnel et l’intérêt public.

Gauche , Droite, Islamique ou Centre, Quand il s’agit d’argent, tout le monde est de la même religion, disait Voltaire.

vendredi 25 décembre 2015

L’année 2015 : Un happy ending



On est à l'orée de l’année 2015, une année 2015 des plus orgastique, des plus douloureuse, des plus taciturne, insculpée et lithographiée par le décharnement de la folie humaine : la misanthropie sempiternelle en Palestine, l’apanthropie en Irak, le traumatisme au jour le jour en Syrie, l’effusion du sang de Charlie Hebo et Paris, l’anthropophobie en Tunisie, le primitivisme dans certains de nos pays africains et la rusticité en Asie.

Cependant si chaque pièce à son revers, la vie, aussi heureusement, a intrinsèquement sa propre dialectique, preuve en est, elle s'achève par un événement exceptionnel : La célébration de la naissance de deux Prophètes exceptionnels Sidna Mohamed Salla ALLAH alayhi wa Salam et Sidna Aissa Jésus alayhi salam et que le Salut et la Paix soient sur eux…Un signe du destin … On trouvera toujours des brins d'herbe entre les pavés. N’est ce pas ma définition de l'espoir ?

Il est temps et urgent, aujourd’hui, de penser au retour du raisonnable .C’est un must d’oser et espérer encore une fois vers un sursaut salutaire, passer enfin de l’ère de la hache de guerre à l’âge de la raison et c’est impérieux d’opposer aux pessimistes de la raison l'optimisme de la volonté. Amorçons par séparer le bon grain de l'ivraie, l'humanité d'un côté et la connerie humaine de l'autre.

Ce monde, nous le partageons tous, avec toutes ses diversités qui sont les nôtres. Le monde est fait de couleurs différentes, de senteurs, de multiples sons, de rires, de saveurs, de cultures et de religions qui en fait toute sa beauté.Ne laissons pas les endiablés et illuminés de tous genres vouloir le gangrener. Ne laissons pas les fanatiques et les pétulants  de tout bord vouloir le nécroser.
Nous célébrons la naissance du Prophète Sidna Mohamed Salla ALLAH alayhi wa Salam et nous célébrons, aussi, la naissance du Prophète sidna Aissa paix et bénédiction de DIEU soit sur lui, je tiens à souhaiter à toute la Famille Humaine en général et dans toute sa diversité et aux Musulmans en singulier tout ce qui ne se monnaye pas : Paix, Santé, Sérénité et Bonheur.

Pensée profonde à tous les malheureux et opprimés de la planète que les guérillas les a faits perdre la chaleur de leur famille en cette froideur d’hiver.

I have a dream : Passer d’un monde forminable vers un monde formidable.

A tous les musulmans : Aid Moubrak Said

A tous les chrétiens : Joyeux Noel

Et à toute la planète: Joyeux No War.


A toute l’humanité et en guise d’épilogue Abbé Pierre n’a-t-il pas dit sagement "L'homme reste toujours libre de croire ou de ne pas croire, de suivre les commandements de Dieu ou de ne pas les suivre. Cette liberté de conscience est fondamentale. C'est la condition même de l'amour" Point barre.

lundi 21 décembre 2015

La Mort et La fiscalité au Maroc




Les Américains ont un illustre apophtegme qui fait très mal au portefeuille et froid dans le dos, qui n’est autre que le conciliabule du chef d’œuvre du cinéma du duo Brad Pitt/Anthony Hopkins "Rencontre avec Joe Black", "seules deux choses sont certaines en ce monde : La Mort et les Taxes". Acrimonieuse maxime qui nous évoque l’inexorabilité de deux dogmes que l’humanité a mystiquement polémiquée (les Taxes) ou à temporiser (la Mort).

Au Maroc, il existe, au moins, une certitude mathématique qui prélude la mort de par son caractère indubitable : c’est la pression fiscale. En effet, en vertu du dernier rapport “Paying Taxes 2016” rendu public en ce Novembre dernier par la Banque mondiale et le cabinet d’audit PwC www.pwc.com/payingtaxes, les Marocains sont plus assujettis que la moyenne mondiale (40,8%), et plus taxés que la moyenne africaine (46,9%). Ils sont cependant moins imposés que les contribuables tunisiens (59,9%) et algériens (72,7%). 

49,1% : C’est le taux d’imposition total au Maroc, incluant notamment les impôts sur le travail (22,3%) et les impôts sur les bénéfices (25,4%). 

Sur un panel de 189 pays, le diptyque Banque mondiale/ Cabinet d’audit PwC classe le Maroc à la 62éme place , et de facto, le Royaume gagne 4 places par rapport à l’année dernière et 12 places par rapport à l’année 2013 et prend les devants sur des économies de l’OCDE à l’instar de l’Allemagne (72éme), la Belgique (90éme) et gagne de vitesse notre limitrophe l’Algérie (169éme), notre rival la Tunisie (81éme), et la Mauritanie qui ferme quasiment la marche à 187éme place. Toutefois des pays africains nous distancent tel la Namibie en 3 position avec un taux d’imposition de 21,3%, l’Egypte 28éme avec un taux de 45% et le Gabon 31éme 45,7%. 


Aussi, dans le dessein de fluidifier les démarches de paiement et dans l’ambition de redorer le blason du climat fiscal via la réduction du temps de paiement, le Maroc a déployé des efforts louables en introduisant ou/et en renforçant les systèmes électroniques de paiement des taxes : Si 232 heures étaient le nombre d’heures nécessaires pour le règlement fiscal en 2013, ce dernier nécessite d’ores et déjà 211 heures, soit environ 9 jours : Un résultat en-deçà de la moyenne mondiale, qui plafonne à 261 heures soit 2 jours de plus et de 4 jours de moins qu’en Afrique. 

La fluidité et le rapetissement du délai de paiements est imputable à l’informatisation des déclarations fiscales et des règlements par l’introduction et le boisage des systèmes électroniques à l’instar de la Direction Générale des Impôts DGI www.tax.gov.ma qui a mis en place la prestation Simpl-Ir www.tax.gov.ma/wps/portal/SimplIR ou service des impôts en ligne pour permettre aux usagers de s’acquitter de leurs obligations fiscales par voie électronique en procédant aux télé-déclarations et télé-versements ; une modernisation que seuls 84 pays parmi les 189 étudiés ont mené, dont uniquement 5 dans notre contient noir. 

En sus, la fiscalité Marocaine semble être plus coulante par rapport à nos concurrents dans la mesure où selon le rapport, le nombre de paiements fiscaux auxquels sont soumis les contribuables Marocains est de 6, soit un chiffre relativement faible par rapport à la moyenne mondiale (36,6) et africaine (25,6) résultant d’une compilation de plusieurs impôts et taxes similaires en un seul paiement ce qui permet au Maroc d’être au Pelton des pays Africains dans le critère relatif au nombre de paiements. 

Faudra-t-il s’attendre à une augmentation de la fiscalité en 2016 ? la réponse est vraisemblablement oui : Pour tenir ses engagements contenus dans le projet de la loi de finances 2016, notamment celles d’une élision du déficit budgétaire à 3,5% et d’une augmentation de l’investissement public de 189 Milliards de Dirhams, pour ne citer que ces deux exemples

L’allègement du joug fiscal s’avère capital au Maroc afin d’émousser l’abrasion du pouvoir d’achat, émorfiler la compétitivité, booster la dynamique économique, comme le souligne la courbe de Laffer : c’est la flexion de la pression fiscale qui conduira au rebondissement de l'exhortation à l'épargne et à l'investissement et de facto à celle de la croissance économique génératrice d'une crue continue de la matière imposable qui pondérera la moins value fiscale intrinsèque à la baisse de la pression fiscale, car en guise d’épilogue : Trop d'impôt tue l'impôt . 





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lundi 7 décembre 2015

Vendredi 13 Vs Voyeurisme : Je ne suis pas Paris, je suis Humain



Superstitieux ou incrédule, tout le monde connait Vendredi 13, faut-il rappeler que ce jour a pour singularité d'être associé à une superstition présente dans moult cultures et qui en fait un jour de malheur pour certains ou de chance pour d'autres. 

Au-delà de la paraskevidékatriaphobie, au-delà de la superstition, la réalité a fini par donner raison à la Triskaïdékaphobie et à la paraskevidékatriaphobie au vu du bilan indigeste de la série d'attentats meurtriers qui se sont déroulés à Paris faisant plus de 130 morts.

Avec l’écho tous azimuts des médias partout dans le monde de cette damnation, un bémol m’apostrophe : Ce jour nous rappelle le 7 Janvier de l’attentat contre Charlie Hebdo et nous fait amnistier la torture quotidienne de la Palestine, ce jour nous fait songer aussi au 11 septembre 2001 et nous rend amnésique devant le traumatisme au jour le jour en Irak et en Syrie. Quel est le rhizome de cette apanthropie? S’il en est un, l’origine de cette misanthropie est à rechercher en dehors de la boutade du Jihad islamique car l’humanité est sacralisée pour DIEU et par DIEU. L’islam est venu interdire l’effusion du sang. Il est venu déclarer que l’âme humaine est inviolable, que la vie humaine est sacrée.

Deux versets coraniques et un Hadith, il y a plus de 14 siècles confirment notre assertion :
- DIEU n’a-t-il pas dit dans Sourate La table (Al-Maidah), verset 32 Au nom d’Allah le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux "Quiconque tuerait une personne non coupable d'un meurtre ou d'une corruption sur la terre, c'est comme s'il avait tué tous les hommes".

- DIEU n’a-t-il pas dit dans Sourate An-Nisâ', verset 93 Au nom d’Allah le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux "Quiconque tue intentionnellement un croyant, Sa rétribution alors sera l’Enfer, pour y demeurer éternellement. Allah l’a frappé de Sa colère, l’a maudit et lui a préparé un énorme châtiment".


- Le Prophète Salla Allah ‘alayhi wa Salam ne fit-il pas la circumambulation autour de la Ka’ba quand il dit : « Qu’est ce que tu es belle et quelle belle odeur est la tienne ! Tu es si noble et si sacrée ! Par celui qui détient mon âme dans sa main, la sacralité du croyant est plus importante que la tienne : ses biens sont inviolables, de même que sa vie. Nous devons avoir à son égard que de bonnes pensées » ?

Cette guerrilla est à perquisitionner du côté de la politique étrangère de l’Europe et de la France en particulier ces quarante dernières années. La démission de l’Europe sur la question palestinienne, l’alliance de la France avec les pétromonarchies sont autant d’erreurs qui n’ont fait qu’exacerber la tribulation, nourrir rancœur et cultiver bouillon de monstres, d’assassins, de terroristes, comme si nos ADN contenaient violence, cruauté et hypocrisie.

D’ailleurs, après les attentas, au sommet dans les réunions, la communauté internationale abdique et destitue ; preuve en est : Ils ne discutent pas de tolérance et religion, ils débattent de donneurs d'ordre, d'hommes de mains, d'intermédiaires, de marchands d'armes, d'objectifs stratégiques, d'intérêts pétroliers.

Le débat sur le rôle des religions, ils le laissent à dessein et délibérément au quatrième pouvoir pour bluffer et galéjer les pauvres bougres que nous sommes au Nord comme au Sud.
Qui a enfanté et proliféré ces monstres et kamikazes?

Pour paraphraser Joseph E. Stiglitz , prix Nobel d’économie 2001 dans son fameux ouvrage "Quand le capitalisme perd la tête " le 11 septembre a révélé une face encore plus sombre de la mondialisation. Le terrorisme aussi franchit aisément les frontières. Ses racines sont complexes, le désespoir et le chômage massif qui règnent dans tant de pays du monde lui offrent un terreau fertile pour faire éclore des autolyses et suicidant.
Sur l’arène mondiale maculée de sang, le monde est-il atteint de voyeurisme ? La sinistrose est-elle la seule réplique à ces crimes odieux ? L’irascibilité et l’acrimonie ne suffisent pas, il faut se poser des apostrophes, oser se les poser : Quelle est la différence entre le soldat américain qui bombarde des innocents en Irak et le guérillero qui flingue des coquebins à Paris, quel est le distinguo entre un soldat russe qui mitraille des candides en Syrie et le terroriste qui en tue dans les rues en Europe ou ailleurs ?

Qu’on le veuille ou non, les fusillade à Paris ou sur d’autres cieux sont symbiotiquement liées ; qu’on le veuille ou non Daëch est lui-même ; deux faces d'une même médaille : la création cyclopéenne, monstrueuse et outrancière des intérêts de puissance d’un côté et d’argent de l’autre. Voltaire n’a-t-il pas dit "Quand il s'agit de l'argent, tout le monde est de la même religion" ? Et Friedrich Nietzsche n’a dit pas compris lucidement que "Les gens ne veulent pas entendre la vérité, parce qu'ils ne veulent pas que leurs illusions se détruisent." ?
Il n’y a pas de Musulmans d'un bloc : il y a les gouvernants soucieux de leurs intérêts et les autres, souffreteux et labiles. Il n’y a pas d’occidentaux : il y a les grands groupes, les politiques à leur service et le citoyen occidental innocent qui débourse parce qu’il ne sera jamais suffisamment protégé.

Ce qui s’est passé à Paris n’est que l’écho et la réverbération de ce qui se passe dans des pays nécrosés, ce qui s’est passé à dans la ville de Molière n’est que la tonalité des gens qui brament des cris stridents à cause des fulminations, ce qui s’est passée dans la ville de Baudelaire n’est que la réduplication des pays minés par les scélératesses, ce qui s’est passé dans la ville de Jean-Paul-Sartre n’est que l’assonance et consonance des innocents qui poussent des cris d'orfraie de la belligérance où les gens meurent par centaines de milliers, où la peur n’a plus de sentiment parce que la mort belliqueuse et l’exil sont au jour le jour. On est somme toute en face de l’acoustique de l’onomatopée, de la jérémiade et des criailleries.


Avec ces pays affligés et infligés, je me déclare que je suis l’Irak, berceau civilisationnel décimé ; je suis la résistante Syrie livrée impitoyablement aux hordes armées ; je suis la Palestine, miroir de toutes les injustices et lâchetés ; je suis la Lybie dont les assassins tiennent encore tribune. J’ai mal là où souffre l’humanité dans ce monde qui est notre tribu. Je ne me vêtis pas dans l’emblème d’une autre nation pour afficher mon chagrin : Je me drape du ruban de l’Humanité où je me reconnais. Je ne porte pas le deuil des victimes : je porte les funérailles et les bsèques de l’humanité.

Le terrorisme est là, l’anthropophobie l’a affûtée, encore faut-il l’assumer avec lucidité ? Et demain, si les Gouvernements en ont le courage, au-delà de leurs calculs politiciens, il faudra y faire face avec des réformes plus profondes que ce qu’on nous dit, plus radicales, en vue de plus d’altruisme et d’humanité dans le monde. Au risque de formuler un vœu pieu, je le formule quand même :  Je porte cependant un deuil qui, à lui seul, à présent, me suffit. Je porte le deuil de ce que je partage avec la France, ce que j’ai gagné chez elle, la grandeur de sa pensée des lumières, la pensée salvatrice de ses philosophes, le courage de ses révolutionnaires, la subversion de son esprit et la légèreté profonde de sa culture.
Je crains pour cet acquis qui se perd, j’ai peur pour cet universel que foulent des pieds des politicards englués dans leur arithmétique électorale immonde. La France qui exportait la lumière ne doit pas devenir un fournisseur attitré d’obscurité. Les citoyens français ont aujourd’hui une mission qui leur pèse lourdement sur leurs épaules, ils sont en devoir de contraindre leurs élus à redresser la barre d’un navire en perdition.

Si Victor HUGO disait "Sauver Paris, c'est plus que sauver la France, c'est sauver le Monde" je réplique non pas au nom de Paris, mais au nom de l’humanité "Sauver le Monde, c'est plus que sauver la France, c'est sauver l’Humanité " car in fine, de par l’humanité, l’âme est un souffle de Dieu, il n’appartient à personne de lui porter atteinte.

jeudi 19 novembre 2015

Quel profilage du projet de loi de Finances 2016 au Maroc au regard du dernier mandat du Gouvernement Benkirane ?


Dans les finances publiques, la loi de finances détermine, pour un exercice, la nature, le montant et l’affectation des ressources et des charges de l’État, ainsi que l’équilibre budgétaire et financier qui en résulte. Elle constitue le cadre qui permet à la deuxième chambre d'approuver le budget de l'État.

Au Maroc, Le PLF 2016 intervient dans une conjoncture internationale perturbée où la poursuite de la reprise de l'économie mondiale se fait à des rythmes différenciés selon les régions et les pays avec des perspectives prometteuses pour la région euro-méditerranéenne, favorisant la demande étrangère, et la baisse des prix du pétrole sur les marchés internationaux.

Aussi, cette année, le projet de loi de finances 2016 se différencie de par la particularité qu’il est le dernier budget du Gouvernement Benkirane. Pareillement, le PLF 2016 intercéde au cours d’une année marquée notamment, par l’entrée en vigueur de deux grandes réformes structurelles, la régionalisation avancée scellant un rôle majeur aux collectivités territoriales, aux côtés de l’Etat en matière de développement socio-économique et la nouvelle Loi Organique relative à la loi de Finances qui offre de nouvelles perspectives de modernisation du processus de gestion des finances publiques.

Le fait que ce projet de loi de finances estampille le dernier mandat du Gouvernement Benkirane, mise-t-il sur le social pour donner des clignotants positifs pour les nouvelles législatives 2016 ? Table-t-il sur de bons augures économiques et sociaux pour les prochaines législatives ? Ceci est d’autant plus vrai que d’un point de vue conceptuel et théorique, une loi de Finances est un moyen pour atteindre des objectifs préalablement fixés et non une fin en soi.

D’emblée, l’Exécutif Benkirane a tranché le nœud gordien en menant à terme son mandat sans toucher aux sacro-saints équilibres macro-économiques. En effet, le projet de loi de Finances 2016 présage un taux de croissance de 3%, une élision du déficit budgétaire à 3,5% contre -4,3 % en 2015 après -6,8 % en 2012, -5,1 % en 2013 et – 4,6 % du PIB en 2014, l’ankylose du taux d'inflation à 1,7% du PIB et la création de 25.998 emplois.

Le PLF 2016 prévoit un budget d'investissement public total de 189 Milliards de Dirhams, dont 61 Milliards relèvent du budget de l'Etat avec un soutien particulier au Programme d’accélération industrielle et au Plan Maroc Vert, lequel profitera d'une enveloppe globale de 11 Milliards de dirhams pour financer 497 projets dont 85 nouveaux.

Pour 2016, le Team Benkirane table sur une croissance de 3 % contre 5 % attendu en 2015 et donc moins optimiste que le FMI et la banque Mondiale qui gagent respectivement sur 4,8% et 5%. Une décélération qui cadre avec la sinuosité attendue des activités agricoles sous l’hypothèse d’une campagne céréalière moyenne de 70 Millions de quintaux après un record de 115 Millions de quintaux en 2015. Cette prévision tient compte également des éléments d’incertitudes qui pèsent sur l’évolution de la conjoncture, en lien avec l’affairement économique chez nos principaux partenaires commerciaux et ses réverbérations sur la dynamique économique nationale, notamment, en matière d’activité touristique.

Le taux de croissance de 3% sur lequel mise le Gouvernement est supposable vu le contexte actuel de baisse des prix du baril de l’or noir sur les marchés internationaux. Ceci d’autant plus qu’il correspond peu ou prou à la boule de cristal du HCP (2,6%) et le CMC (2,8%). Quant au taux d’inflation, il reste dans l’ordre de l’acceptable bien que la baisse des prix du pétrole ne se soit pas indexée sur les prix des produits finaux.

Le déficit budgétaire est présumable d’autant plus qu’il sera morigéné par la fiscalité comme c’est coutumièrement le cas et ceci est ostensible à travers déjà les augmentations de la TVA via la hausse des impôts, notamment des produits destinés au grand public, comme l’habitat social, les produits alimentaires et le transport ferroviaire, ainsi que l’augmentation de l’IS qui risque de dissuader les opérateurs économiques.

A l’égard des investissements publics, nous notons qu’en dépit d’une légère augmentation des crédits qui leur sont alloués, ces derniers demeurent aiguillés vers les établissements et entreprises publics et, partant, il devient de plus en plus nécessaire de déféquer la part de leur contribution dans le BGE budget général de l’Etat.
Faut’ il souligner que la supputation de l’impact de l’investissement n’a jamais été analysée en profondeur. Faut-il signaler que ce qui importe aujourd’hui, ce n’est pas le taux des investissements mais plutôt leur impact réel. Ne renvoit-il pas à une faiblesse dans la gouvernance de la mise en œuvre des projets à même d’assurer un juteux taux de réalisation des investissements ?

L’annonce de la création des 25.998 emplois ne semble pas aller de concert avec l’hypothèse d’un minuscule taux de croissance de 3% pour au moins deux raisons :

- Primo, le gouvernement a seulement ajouté 6.000 nouveaux postes budgétaires comparativement à l’année précédente, soit une sorte de clearing partiel au regard d’un taux de croissance de 3% qui n’est pas à même de permettre de créer un nombre de postes d’emploi d’envergure.


- Secundo, le secteur privé risque d’être mis à fleur de peau par l’augmentation de l’IS et ne créera donc pas de postes de travail en nombre suffisant pour consumer et déglutir les milliers de demandeurs d’emploi qui arrivent annuellement sur le marché d’emploi et qui seront des laissé-pour-compte aussi bien pour l’administration publique que pour les entreprises privées ce qui détonne avec le peccavi de l’actuel Exécutif que la création d’emplois sera maintenue au minimum requis. L’Etat recourt au subterfuge du redéployer les fonctionnaires pour maintenir la qualité des services offerts aux citoyens et combler le déficit en effectifs au niveau territorial et sectoriel.

Aussi, le taux de croissance à atteindre au cours de l'année prochaine ne permettra pas de réaliser les équilibres réels au niveau de l'emploi et l'équité entre les régions d’autant plus près de 68% des montants mobilisés bénéficient à deux régions, à savoir Casablanca-Settat et Rabat-Salé-Kénitra ce qui exhibe une répartition géographique inéquitable des investissements.

En sus, le PLF 2016 prévoit une taxation de la TVA sur le blé et le maïs ce qui n’est pas sans risque de créer des problèmes notamment pour le secteur de l’élevage dans la mesure où le maïs importé entre dans les intrants de plusieurs produits alimentaires et avec la taxation du secteur agricole, l’élevage ne sera pas à l’abri de subir les conséquences de la politique du gouvernement Benkirane et de les répercuter sur le prix d’achat en gros et au détail de certains produits alimentaires et viandes, notamment blanches, fortement consommés par les couches besogneuses.

En guise d’épilogue, si comme comme à l'accoutumé, à chaque exercice de débat annuel du projet de loi de finances, faudrait-il s’attendre, en singulier, aux altercations et échauffourées de l’opposition politique et de certains partenaires socioéconomiques CGEM d’autant plus que 2016 est une année charnière coïncidant avec les prochaines législatives ? Pour le Team Benkirane, les considérations d’orde macroéconomique et macro financier ont pris le pas sur celles de surechères politiques politiciennes et n’ont pas rétrocédé au regard des prochaines législatives 2016.

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