mercredi 24 juin 2020

Les Relations Economiques Internationale Virales à l’heure du Covid-19

La pandémie du Coronavirus qui est née en Décembre 2019 à Wuhan en Chine a bouleversé l’ordre mondial. Cet état de choc et de détresse ou ce que certains économistes appellent "sidération mondialisée" a eu un impact important sur les Relations Internationales en attisant les agissements énergumènes chez tous ceux qui étaient enclins à développer des théories "complotistes", provoquant ainsi le développement de tensions nouvelles, sur les laboratoires biologiques ou bactériologiques, entre les Etats-Unis et la Chine. Ainsi, une guerre sanitaire est venue se greffer à la guerre commerciale qui oppose ces deux pays. Elle s’est traduite par une crise sanitaire pernicieuse, un choc brutal sur l’économie mondiale, et l’exacerbation des Relations Internationales notamment entre les Etats-Unis et la Chine.


Du fait de l’autarcie de la totalité des pays et du confinement de la planète, la pandémie du Covid-19 a engendré une panne foudroyante des Relations Economiques Internationale. C’est la plus alarmante crise économique mondiale depuis celle des années 30, car elle porte préjudice à la demande et à l’offre : D’une part, les salariés (demande) n’ont plus de sources de revenu et les entreprises (Offre) à la pause économique ne génèrent plus de chiffre d’affaires, d’autre part. 

La boule de cristal du FMI sur les projections de croissance de l’économie mondiale pour les années 2020-2021 sont inquiétantes avec une anémie économique de plus de 3 points du PIB, et une fissure du commerce mondial de 11%. La Banque Mondiale dans son dernier rapport "Perspectives économiques mondiales" prophétise une contraction de 5,2 % de l’économie planétaire. Ces statistiques ne sont pas figées et évolueront au gré de la pandémie et/ou le rebond de l’activité économique mondiale.

Ainsi, avec le village planétaire de la globalisation et de l’interférence économique entre pays qui en résulte, moult pays occidentaux ont anticipé de relocaliser leurs unités des biens stratégiques en raison de la décélération de l’économie internationale, d’où une menace du retour des barricades du protectionnisme. Ceci est d’autant plus d’actualité que l’OMC a été partiellement verrouillée par Donald Trump ce qui porte préjudice à la Coopération Economique Internationale alors que le G20, qui avait joué un rôle décisif dans le désamorçage de la crise économique mondiale de 2008, se trouve paralysé et inerte dans la gouvernance mondiale de la pandémie du Covid 19 ce qui obscurcit et envenime davantage les Relations Internationales.
A cet égard, faut-il rappeler que depuis le scrutin de Donald Trump en Janvier 2017 à la maison blanche, la politique étrangère Américaine s’est régentée vers la fameuse sémantique "America First" ou " L’Amérique d’abord " qui s’est matérialisée par la défense farouche et conformiste du nationalisme avec une scepticisme à l’égard du multilatéralisme et l’aide au développement. 

C’est ainsi que le pays d’Oncle Sam a tiré sa révérence de plusieurs accords, à l’instar de l’Accord de Vienne sur le nucléaire Iranien, le TPP (Partenariat transpacifique), Accord de Paris sur le climat et l’ALENA ainsi que de quelques Organisations internationales comme l’UNESCO et du Conseil des Droits de l’Homme. 

Cherchant à reboucher le vide laissé par les USA, la Chine tente de légitimer ses meilleures mesures de réplique à la crise à l’aide d’une propagande de communication sans précédent, en vue d’évaser sa sphère d’influence, d’émasculer davantage l’alliance transatlantique, et de resserrer la pertinence de son modèle de gouvernance.

La Chine profite ainsi de cette crise pour conforter sa position en tant que protagoniste de l’assistance internationale en faveur des pays du Sud, notamment Africains. La Russie semble également prête à se saisir de l’opportunité stratégique offerte par cette pandémie pour déployer ses outils d’influence et réaffirmer sa place en tant que grande puissance sur l’échiquier mondial. Pour éviter une redistribution des cartes qui leur seraient défavorable, les Etats-Unis ne seront-ils pas amenés à déployer des efforts louables pour redorer leur blason d’or de puissance sur l’arène internationale?
Aussi, Donald Trump s’est incommodé sur les Relations Economiques Internationales notamment avec la Chine considérée comme le principal concurrent des USA pour siéger à la première place sur l’échiquier international. 

En sus, dès 2018, Donald Trump a déchaîné une guerre commerciale à l’encontre de la Chine constituée de hausses en cascade des taxes douanières et de mesures de représailles. Et ironie du sort, la pandémie du Covid 19 va lui donner une autre occurrence de s’acharner contre la Chine, en l’accusant d’avoir différé l’annonce de la pandémie du Covid 19 qui s’est manifestée à Wuhan, ainsi que d’avoir dépassionné sa gravité. 

A ce titre, les Relations Internationales entre Pékin et Washington se sont tendues en réclamant des Milliards de dollars à la Chine pour les dommages collatéraux causés par la Covid-19.

De surcroît, les Relations Internationales sont devenues tempétueuses entre les USA et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) dirigé par l’Ethiopien Tedros Adhanon en le taxant d’avoir mal géré la crise du Covid-19, et de soupçonner l’OMS d’être en connivence avec la Chine. En corollaire, Donald Trump ordonna la suspension de la contribution financière des Etats-Unis à l’OMS qui est de l’ordre de 500 millions de dollars annuellement.
Entre souris et chat, toujours en querelle, le casse-gueule Chine/Etats-Unis s’est rencogné lors de la 73ème Assemblée mondiale de la Santé qui s’est tenue virtuellement à Genève les 18 et 19 Mai 2020 où les USA et certains pays occidentaux ont tenté de faire adhérer Taiwan à l’Assemblée mondiale de la Santé, mais en vain du fait de la répulsion et le rejet ferme de la Chine qui considère que Taiwan fait partie de la territorialité chinoise. 

En sus, les Relations Internationales ont été court-circuitées au sein de l’Union Européenne qui a négocié le début de la pandémie du Covid-19 sans coordination ni solidarité entre des pays de l’Union Européenne, notamment l’Espagne et l’Italie qui ont le plus pâti de la pandémie. 

La Commission Européenne, qui avait pourtant promis de faire entrer l’Europe dans l’ère de la géopolitique, n’a-t-elle pas irradié par sa taciturnité alors que les États membres ont préféré répondre par des mesures individuelles et unilatérales, en barrant leurs frontières et en interdisant l’exportation de matériels de protection pour éviter l’épuisement de leurs stocks ? 

Cette balkanisation de la solidarité Européenne était ostensible au grand jour de la pandémie lors des appels à l’aide lancés par les deux pays les plus sèchement macérés (Italie, Espagne), qui ont dû accepter l’appui inattendu émanant de pays comme la Russie et la Chine. 

La désolidarisation entre les pays de l’UE se mesure avant tout au refus des dirigeants du G20 de permettre aux pays pauvres frappés par la pandémie de suspendre le remboursement de leurs dettes. Ces divisions se traduisent également par une guerre sémantique qui étancher l’adoption de déclaration ou de résolution commune au sein du Conseil de Sécurité de l’ONU. L’approche étriquée et avaricieuse des Organisations Internationales au regard de cette pandémie consacre l’obscurcissement du multilatéralisme, qui continue de subir des coups de boutoir, au moment où l'Humanité en a le plus besoin. 

Avec les déplaisances des instances de Bruxelles et pour atténuer les contestations, l’Allemagne et de la France proposèrent le 18 Mai 2020 la création d’un Fonds de relance doté de 500 milliards d’euros au profit des secteurs et des régions de l’Union Européenne les plus affligés par la Covid-19 en autorisant des déficits publics supérieurs à 3%. Cependant, les pays du Nord de l’Europe continuent de rejeter l’idée de mutualiser leurs dettes en créant un fonds de relance financé par la dette commune de l’ensemble des Etats membres (coronabonds). 

Ces divergences, qui ressurgissent au lendemain du Brexit, jettent également de l’ombre sur les ambitions d’autonomie stratégique de l’UE. La crise sanitaire du Covid-19 a ainsi révélé les défaillances du projet Européen en tant qu’entité politique, en dévoilant de nouvelles fractures au sein de la zone Euro et en créant un "collapsus" qui risque d’alimenter les courants eurosceptiques. Par ailleurs, mannes financières promises restent "abstraites" aux yeux de l’opinion publique européenne et contrastant fortement avec la "matérialité" » de l’aide chinoise et russe, sur lesquelles les deux pays ne cessent de communiquer à profusion.

A cet égard et pour tempérer encore une fois les déconvenues qui s’alimentent dans l’Union Européenne, Emmanuel Macron et Angela Merkel ont proposé un secours résidant dans la mutualisation de la dette c'est-à-dire sans que les pays affectés n'aient de prêts à rembourser. Le Parlement Européen plaida de son côté pour que le plan de relance global atteigne les 2 000 Milliards d'euros. Toutefois, si les instances Européennes s'accordent sur la nécessité impérieuse d'une action commune et solidaire, les vieux "fendages" économiques entre États du Sud et du Nord sont toujours présents.


En outre, avec la pandémie du Covid-19 et la barricade des voies terrestre, aérienne et maritime, les Relations Economiques Internationales ont subi de plein fouet la perturbation des chaînes de valeur mondiale ; une perturbation qui favoriserait assurément le retour vers les Etats-Nations, des régions et des blocs commerciaux régionaux. 

D’ores et déjà, la priorité sera désormais accordée à la proximité dans le cadre de mouvements de relocalisation pour permettre aux pays de se protéger des risques de dépendance vis-à-vis des contrées lointaines.

En guise de conclusion et à la différence de toutes les pandémies de l’histoire des faits économiques et sociaux, la pandémie Covid-19 aura indubitablement dévoilé un monde désuni sous le prisme de multipolarités exacerbées et venue fustiger la crise de la globalisation et le spleen qui la couvre depuis des années. 

Les Relations Economiques Internationales sont en panne d’inspiration, le tribut économique payé par l'économie mondiale au COVID 19 est colossal : Tout s'est arrêté puisqu'il faut stopper la vie économique pour ne pas risquer la mort des citoyens. Cette équation a mis en péril tout l’échafaudage de l’économie internationale et de la finance mondiale (fermeture des marchés étrangers, chute des IDE, arrêt des fusions-acquisitions……..etc.) 

Les politiques mises en place aujourd’hui et les choix et les décisions des acteurs économiques sont en train de configurer une nouvelle architecture des Relations Economiques Internationales qui vont renforcer la sortie de la globalisation débridée mise en place depuis des décennies.


C’est une autre forme de Relations Economiques Internationales que nous devrons nous atteler à rebâtir loin des vertus de la métaphore de la main invisible d’Adam Smith. C’est une autre économie internationale que nous devrons nous attacher à refondre loin de l’économie mondialisée très cher à l’ex-Secrétaire d’État de Bill Clinton, Robert Reich dans son Best-seller des années 90 "l’Economie Mondialisée".

vendredi 12 juin 2020

Plus contagieuse que la Covid-19, la pandémie du racisme , I can’t breathe

De Toronto à Madrid, le dernier chant de cygne "I Can’t Breathe" de George Floyd n’est-il pas devenu le cri d'orfraie d’un monde qui feutre sous la tyrannie du racisme ? De Berlin à Paris, le dernier soupir "I Can’t Breathe" de George Floyd n’est-il pas la "clabauderie" d’une humanité suffoqueé par le despotisme de la xénophobie ? De Washington à Sidney, la dernière haleine "I Can’t Breathe" de George Floyd n’est-elle pas le stigmate d’une aversion asphyxiée par un jingoïsme chauvin ? "I Can’t Breathe" tout court n’est-il pas devenue le slogan aussi plus contaminant et plus contagieux que la Covid-19 ? 

Faut-il rappeler que "I Can’t Breathe" est une phrase originale prononcée par Eric Garner avant sa mort en Juillet 2014, alors qu'il subit une immobilisation par étranglement d'un officier du département de police de New York. La vidéo de Garner détenue par plusieurs officiers le montrait disant " Je ne peux pas respirer" onze fois avant rendre l’âme. À la suite de l'acquittement en Décembre 2014 de l'officier en cause, le slogan "I Can’t Breathe" devient populaire dans les manifestations raciales qui se généralisent partout dans le monde. 

Dans plusieurs contrée, à l’âme de George Floyd et en geste politique, la posture d’un genou sur le cou incarné par des policiers, des stars, des emblèmes politiques et par la foule humaine chronométré de 8 minutes 46 secondes de silence, qui a agonisé tout ce temps sous les genoux de ce policier misanthrope Américain en guise de solidarité avec la famille de George Floyd et la famille de bonne couleur du monde entier.

Sur les réseaux sociaux : Le visage de George Floyd figure sur des milliers de publications ; son cri étouffé fait écho dans le monde entier, "I Can't breathe", ou avec des hashtags comme "Black Lives Matter" tweeté par des Millions d’internautes. Ces rébellions ne dénoncent-elles pas la misanthropie policière et rappelle que le racisme persiste encore au 21éme Siècle ?

La bestialité de la mort de George Floyd à Minneapolis aux USA, lundi 25 mai 2020 transcendant les frontières Américaines et Communautaires pour se muer en icône mondiale remet sur le marbre de l’actualité la plus importante de la Xénophobie depuis des décennies par son ampleur et sa persistance et ressuscite celle de Martin Luther King connu par son discours prophétique « I've Been to the Mountaintop » pour sa lutte non-violente contre l’apartheid racial , ou de Malcolm X figure de proue du mouvement des droits civiques aux États-Unis, défenseur des droits de l'homme afro-américain et des discriminations raciales et les les ségrégation raciale qu’on a cru inhumer. 

Le discours emblématique "I have a dream" de Martin Luther King prononcé à Washington en 1963 nous inspire encore aujourd’hui. En effet, nous devons prôner un modèle de société ouvert et tolérant.

Dans cette société, il ne peut pas y avoir de place, même infinitésimal, pour le racisme, la xénophobie et les discriminations fondées sur la couleur des gens. C'était tout le sens du combat pacifique et non-violent de Martin Luther King, dont la missive est plus que jamais d'actualité. 



mardi 2 juin 2020

Le Maroc entre vulnérabilité économique et Forteresse sociale au temps du Covid-19

Nul ne doute que la pandémie du Covid-19, d'une amplitude sans égale, engendra une asphyxie économique financière et sociale mondiale bien plus acérée que celle de 2008 avec touts les pronostics apocalyptiques des instances économiques internationales comme le FMI, l’OMC ou la CNUCED : Hausse de l’oisiveté, banqueroute de milliers d’entreprises, altération de la croissance économique et du PIB aussi bien dans les pays développés que dans les pays en voie de développement. Tous ces indicateurs sont les pièces à conviction d’une crise économique et sociale sans précédent que le monde n’a vécu depuis le Jeudi noir des années 30.
Comme l’exception confirme la règle, au Maroc la pauvreté se délaie pour faire mouche à la classe moyenne qui est le pivot central de la consommation endurcissant une hausse du chômage et une quasi-léthargie des activités économiques liées à toutes les branches et les secteurs de l’économie Marocaine, principalement le secteur du tourisme, de la restauration et de voyage d’une façon irréfragable. 

Les débouchés classiques du Maroc (France, Espagne et les pays de l’UE) sont fortement altérés par la pandémie du Covid-19. Le Maroc ne peut compter sur eux pour assurer ses exportations, attirer des investissements ou charmer des touristes qu’après quelques années. Les effets négatifs sur l’agriculture ou gouverner, c’est pleuvoir, l’industrie, le tourisme et les services sont nettement audibles. 

La pandémie du Covid-19 n’épargna non plus les équilibres macroéconomiques : L’endettement extérieur ascensionna avec un coût économique tiré vers le haut tant que les fondamentaux économiques frôlent des seuils critiques. Le déficit public, celui de la balance commerciale ou de paiement s’inscrivent dans des trends haussiers. A ce titre, les réserves de changes sont très affectées surtout avec le décélération du tourisme, des transferts des MRE et des investissements directs étrangers IDE et les secteurs orientés vers l'extérieur, à l’instar des Métiers Mondiaux .

La situation ne devrait pas retourner à la normale dans délais courts vu que la conception d’un vaccin prendra plusieurs mois. Plusieurs prophylaxies doivent être prises en matière de déplacement, de shopping ou pour les services de loisir ce qui a impacté les chaînes de production et d’approvisionnement. Un constat qui a accéléré la création de nouveaux modèles économiques prenant en considération les risques sanitaires et épidémiologiques. Les activités de télétravail, les achats online, les services numériques commencent à prendre le relais à la place des modèles génériques. 

Comme dit le dicton toute pièce a son revers, sur le plan social, on nota la résurgence du siège si chaleureux de la famille dans le corps social Marocain après de longues années de retrait au profit de l’individualisme, "l’égocentrisme" et de l’espace numérique.

La résurrection de la place de la "Smooth Family" se fit à travers la présence de canaux virtuels entre les individus. Un new mode social vit le jour faisant une mixture entre les us traditionnels et les interactions virtueles où le commun des mortels trouve asile en temps de confinement. 


Le social est mis sur son piédestal à travers la redéfinition de la place de l’État et ce après son retrait partiel durant les années des Programmes d’Ajustement Structurel (PAS) et le rush des privatisations qui s’ensuivirent.

A l’appui de nos allégations ; Jeudi 28 Mai 2020, Chakib Alj patron du patronat et le bureau de la CGEM n’ont- il pas été reçus au Cabinet Royal en même temps que plusieurs Ministres ?  Le Souverain Marocain n’a-t-il pas ordonné ses Hautes Instructions pour une mobilisation forte de l'État pour accompagner les opérateurs économiques pour la réussite de la reprise économique pour soutenir le secteur privé. Ce message Royal à forte dose stratégique n’est-il pas témoin du renouveau du l’Etat ? 

Pour émousser les rétroactions économiques du Covid-19, des Milliards de Dirhams ont déjà été recueillis, et chaque Marocain, chacun selon ses moyens, continue à se mobiliser. 

Cette ferveur ne nous montre-t-elle pas tous les signes d’une nation solidaire, soudée et unie avec une seule visée celui de tarir le Covid 19. 

Aussi, cette cohésion sociale se concrétise par les gestes au jour le jour : N’est-il pas admirable cette jouvence Marocaine dotée de masques, de désinfectants, à leurs frais pour aseptiser les moyens de transport et qui propose ses services, pour faire les courses à la place des plus âgés ou ceux et celles qui partagent des subsistances et des provisions avec leurs voisins ? 

En plus du plan d’action médicale mis en place par la tutelle, l’arrivée en renfort de la médecine militaire sur Hautes instructions du Souverain Marocain, Chef suprême et Chef d'état-major général des Forces Armées Royales n’exhibe -elle pas une réanimation du sens du devoir, de la solidarité et la cohésion nationale ? Cette missive n’est-elle pas témoin du soutien du Souverain Marocain aux opérateurs économiques toutes tailles, tous secteurs et toutes régions confondus ? 


Cette confiance royale ne consolide-t-elle pas notre détermination à réussir la relance de notre économie dont les valeurs sont: la solidarité, le patriotisme et la citoyenneté ?

La gestion du confinement, de la crise économique et des mesures de lutte sanitaire ne relève-elle pas exclusivement des institutions publiques ? La pandémie du Covid-19 n’a-t-il pas renforcé le rôle de l’Etat en matière d’encadrement des citoyens ? 

Aujourd’hui, l’apostrophe qui interpelle les décideurs Marocains : Quel est le mode de développement nous voulons pour le Maroc Post-Covid-19 ? Est-ce que nous allons étayer nos chaines de valeurs mondiales, ainsi que nos débouchés sur nos partenaires classiques à travers le fameux modèle la croissance tirée par les exportations Export Led Growth Strategy ? Ou nous allons édifier et relancer les piliers de l’économie nationale sur le modèle Keynésien à travers la consommation intérieure et l’industrie tout en soutenant la classe moyenne ? 

Ce choix nécessitera davantage une audace politique et une sagacité stratégique où il est pertinent de revoir le système fiscal national pour être plus juste permettant une répartition équitable des richesses afin de lutter contre la pauvreté et d’élargir la classe moyenne censée être le moteur de la demande intérieure. 

Aussi, il est primordial de mettre en place les jalons d’une économie solidaire basée sur la production collective et le produit local et du terroir, les plateformes d’échanges numériques et non numériques locales sur la base d’une utilisation durable des ressources et des énergies, le développement des compétences locales dans le cadre d’un système, culturel, intégré, solidaire et durable. 


A côté de la vulnérabilité de l’économie Marocaine, cette solidarité certifie que nous faisons Nation. Nous serons une brigade Marocaine irréductible tant que la solidarité prédominera. Combien j’éspère que nous gardions cet état d’âme après la pandémie Covid-19. 




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